vendredi 10 janvier 2020

Les réquisitoires du Tribunal des Flagrants délires - Pierre Desproges - J. M. le Pen


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Les réquisitoires des Flagrants délires
Pierre Desproges
J.M. le Pen
France Inter le 28 novembre 1982

Le Tribunal des flagrants délires est une emission de radio satirique diffusée sur France Inter de septembre 80 à juin 81 et de septembre 82 à juin 83.
l'émission avait pour cadre un tribunal imaginaire présidé par Claude Villers, (surnommé le « Massif central » par Desproges).
L'émission connut un succès incontestable, et les personnalités invitées à passer en jugement furent nombreuses, dont : Pierre Perret, le 1er invité, F. Mitterrand, Renaud, D. Cohn-Bendit, J. Séguéla, G. Bedos, Y. Noah, Coluche, L. Zitrone, ou J.M. le Pen,,,
Le « procès » commençait par une présentation de l'invité, présenté comme « prévenu », et « interrogé » par le président du tribunal Claude Villers. 
Le prévenu était par la suite attaqué par le Ministère public, représenté par « le procureur de la République Desproges française », alias Pierre Desproges. Le début de ses réquisitoires, souvent identique (avec quelques variations), est resté célèbre : « Françaises, Français ; Belges, Belges ; mon Président-mon chien ; monsieur l'avocat le plus ‘’bas d’Inter" (nous sommes au début des années 80...); mesdames et messieurs les Jurés ; public chéri, mon amour ! », parfois complété de « Bonjour, ma colère ! Salut, ma hargne ! Et mon courroux, coucou ! », ce dernier mot étant repris en chœur par le public.
Avec le temps, Desproges alla jusqu'à ignorer totalement dans ces réquisitoires les invités de l'émission du jour, pour partir dans de longs exposés sur des sujets aussi divers que le cassoulet toulousain, la recette du cheval-melba, le cancer ou sa dernière quittance de gaz. Le tout était invariablement ponctué d'allusions dénigrantes envers Luis Rego concernant ses origines portugaises, ses compétences « d'avocat pourri d'office » ou sur sa Tata Rodriguez que Desproges soupçonne de lui envoyer des ccolis en ‘’paquet-fado’’qu'elle lui envoie des colis, et conclu généralement par la formule rituelle : « Donc, l'accusé est coupable, mais son avocat vous en convaincra mieux que moi ».
Les « prévenus » étaient par la suite défendus par Luis Rego qui alternait les digressions et les thématiques loufoques, comme des parodies de jeux radiophoniques, des fiches bricolages improbables, etc. Heureux temps...
Commençons avec Jean Marie le Pen. ‘’Peut-on rire de tout avec tout le monde’’ attaque le procureur Desproges...

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