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lundi 28 décembre 2020

Comment meurt-on à l'opéra - Richerd Wagner - Tristan und Isolde


Une rencontre, un coup de foudre qui n’aurait pas dû avoir lieu, un filtre de mort qui était en fait un filtre d’amour et le destin de Tristan et Isolde est scellé. Un air de musique qui devait être gai et qui est une mélopée triste et tout bascule dans la tragédie et la mort. La mort de Tristan et celle, sublime, d’Isolde, chantée par la meilleure (?) interprète du rôle Waltraud Meyer


 

jeudi 23 juillet 2020

Opéra - Petr Nekoranec - Tenor


Si la carrière de Petr Nekoranec est déjà bien lancée outre-Rhin, ce jeune ténor d’origine tchèque est encore peu connu en France. Son premier CD composé d’airs d’opéras français devrait constituer pour beaucoup, à commencer par moi, une découverte.
Petr Nekoranec est l’exemple même d'une étoile montante, avec une voix et une présence scénique bien au-delà de son jeune âge ( 27 ans).
Je passe sur son charme physique rare chez les chanteurs d'opéra... 
Si il prend son temps, si il protège sa voix et maîtrise sa carrière en ne cédant pas aux sirènes de la célébrité il sera peut-être Le ténor des 20 prochaines années.
A découvrir dans l’Ave Maria de Bach-Gounod et dans un extrait de Roméo et Juliette, toujours de Gounod ; ‘’Ah ! Lève toi soleil’’




vendredi 5 juin 2020

Comment meurt-on à l'Opéra ? Aïda - Giuseppe Verdi

 
Si nous sommes en pleine Antiquité égyptienne, l’intrigue elle, est intemporelle. Amour, jalousie, trahison, mort des amants… Des thèmes bien connus. Radamès, capitaine de la garde égyptienne, est épris d’Aïda, l’esclave de la princesse Amnéris. Amnéris qui est, bien entendu, elle aussi amoureuse du jeune homme. Sa jalousie ne tarde pas à éclater et finit par causer la perte des amants. 
 
Aïda n’est pas comme on le pense généralement un opéra à la mise en scène impressionnante et aux grands airs spectaculaires. On y trouve des moments de grande douceur. Et en particulier le final. Le plus souvent la mort des héros donne lieu a des morceaux de bravoure. Ici c’est tout le contraire. Ils sont condamnés à être enfermés vivants dans une grotte.
Ils unissent leurs voix dans un ultime duo d'amour de plus en plus doux, éthéré («O terra, addio»), tandis qu'Amneris, la voix étouffée par le chagrin, implore la paix éternelle pour Radamès au milieu d'un chœur de louanges à l'adresse du dieu Ptah Le rideau tombe lentement sur la mort d'Aïda dans les bras de Radamès qui disparaissent dans l’ombre, alors que l'orchestre s'évanouit peu à peu dans le silence.
Ici ce sont Placido Domingo et Aprile Milo qui s’y collent...



dimanche 26 avril 2020

Comment meurt-on à l'opéra - Carmen

 
Cette histoire ne pouvait finir que dans le sang. La plupart du temps à l’opéra les amours sont contrariées. Ici entre la cigarière et le brigadier c’est un amour impossible. Carmen est un oiseau rebelle que rien ne peut apprivoiser. Elle s’envolera après quelques jours d’amour laissant don José désemparé. Don josé est faible et Carmen n’aime pas les faibles. Tout la porte maintenant vers Escamillo, le roi de l’arène en habit d’or, porté par tout un peuple. Dans un ultime effort don José tentera de convaincre Carmen de lui revenir. Mais plutôt que se soumettre elle préférera, dans une ultime provocation, s’offrir à la mort que don José va lui donner d’un coup de couteau…
Tereza Berganza et Placido Domingo offrent une prestation idéale de ce couple maudit.



mercredi 8 janvier 2020

Opéra - Y avait-il une vie avant Pavarotti? Alfredo Kraus


L'histoire des théâtres lyriques et remplie de ces ténors qui subjuguent les foules par l'éclat et la puissance de leur aigu triomphant. Elle en compte bien peu qui peuvent s'enorgueillir, comme Alfredo Kraus de n'avoir jamais sacrifié leur idéal musical à la volupté des succès d'un soir et des grands shows médiatiques.
Au cours d'une incroyable carrière de 40 ans, il a été admiré comme l'un des meilleurs ténors lyriques du siècle, notamment dans le répertoire ‘’bel canto’’ qui convenait parfaitement à sa voix claire, chaleureuse, d’une grande pureté, à sa présence élégante sur scène, à son style incomparable dans le répertoire romantique italien et français et ‘’last but not least’’ à son impeccable diction ce qui n’est pas le cas de tous les chanteurs et chanteuses, fussent-ils les plus grands.
Grand spécialiste des opéras français il s’illustrera dans ‘’Faust’’, ‘’Roméo et Juliette’’, ‘’Les pêcheurs de perles’’, ‘’Manon’’ et bien sûr ‘’Werther’’ qui fut son œuvre fétiche.
On lui doit aussi des enregistrements légendaires d’opéras italiens. Une Traviata avec Callas, ‘’I Puritani’’ avec M. Caballe’’, une ‘’Lucia di Lammermoor’’ avec J. Sutherland et il fut peut-être le meilleur duc de Mantoue dans ‘’Rigoletto’’.
2 vidéos : ‘’La romance de Nadir’’ des ‘’Pêcheurs de perles’’ de G. Bizet et ‘’La donna immobile’’ de ‘’Rigoletto’’ de G. Verdi.




mardi 24 décembre 2019

Maria Callas

Il ne lui suffisait pas d’être la plus grande, elle voulait être la plus belle.

vendredi 13 décembre 2019

Comment meurt on à l'opéra - Faust


Faust a vendu son âme au diable pour retrouver sa jeunesse et pour l’amour de Marguerite. Il la séduira et l’abandonnera après lui avoir fait un enfant. Marguerite n’attend plus désormais de secours que de Dieu. Mais Méphisto qui veut récupérer son âme après celle de Faust lui promet l’enfer. Désespérée elle tue son enfant. Condamnée au cachot, Faust tente de la sauver. Mais devenue folle elle le repousse, implore les anges et tombe sans vie. Pardonnée, son âme montera au ciel accompagnée par un chœur d’anges tandis que celle de Faust sera contrainte de suivre Méphisto en enfer.
Dans cette vidéo, Marguerite: Marina Poplavskaia; Faust : Jonas Kaufmann; Méphisto: René Pape.


mardi 26 novembre 2019

Barihunk 5 - Zachary James - De don Juan à Sally Bowles

 Vous savez maintenant ce qu’est un ‘’Barihunk’’. Après Gianluca Magheri ICI, Zachary Gorgin ICI, Erwin Schrott ICI, Seith Carico ICI, voici Zachary James, un baryton-basse de 28 ans. Chanteur d'opéra, mais également comédien à Broadway et acteur de cinéma, il est reconnu pour sa présence sur scène et pour la beauté de sa voix.
  Un chanteur très éclectique. De Philipp Glass (Akhenaton et Abraham Lincoln dont il a créé l’opéra ), à Verdi (Le Trouvère, Nabucco) en passant par Mozart ( Don Giovanni, L’enlèvement au sérail) Berg (Wozzeck) Rossini (La Cenerentola) Benjamin Britten (Billy Budd) Offenbach (Les contes d’Hoffman) Rameau (Platée), Dvorak (Russalka)….

  Il a également brillé sur les planches de la comédie musicale : Sweeny Todd, The mikado, South Pacific, Carousel, Annie get your gun, La famille Adams…
  Il est également metteur en scène et compositeur.
C’est une vraie bête de scène, récompensé par plusieurs ‘’Awards’’.
  Le voici passant avec aisance de don Juan (le Commandeur) à Sally Bowles… 
 don Juan
Sally Bowles "May be this time" 
au "Bearded ladies cabaret"

 

lundi 18 novembre 2019

Opéra - Y avait-il une vie avant Pavarotti? Franco Corelli

Certains, beaucoup, considèrent Franco Corelli comme le plus grand ténor de la deuxième partie du XXème siècle.
Interrogé un jour sur le si bémol de la fin de l’aria « Celeste Aida », Nikolaus Harnoncourt déclara que la nuance ‘’diminuando morendo’’ (diminué en mourant) indiquée par Verdi relevait d’un sadisme de compositeur et que les chefs d’orchestre devaient admettre que cette nuance était, en pratique, impossible à exécuter pour la majorité des ténors. Franco Corelli n’appartenait pas à cette majorité. Son  morendo est non seulement parfait techniquement, mais il est expressif : il justifie la demande de Verdi.  
 Dieu sait pourtant si l’on moqua, en son temps, les effets vocaux de Corelli. Les « smorzandi » ( synonyme de diminuando) qu’il avait tendance à faire valoir sur l’aigu, ne se comparaient qu’à sa propension à tenir pendant treize secondes des notes qui pouvaient aussi bien n’en durer que trois. Et cela sans même parler des fameux « sanglots » qu’il saupoudrait un peu partout comme pour ajouter au pathos des situations. Tout cela est parfaitement illustré dans ‘’E lucevan le stelle’’ de Tosca.
Les critiques, de moins en moins nombreux avec le temps, faisaient la fine bouche devant ces excès vocaux. Mais Franco Corelli enthousiasmait les foules. Dans ‘’E lucevan le stelle’’ je vous fais grâce des 4 minutes d’applaudissements qui suivent,,,
Longtemps, ces prouesses techniques mêlées d’accommodements avec le solfège tempérèrent l’exemplarité de Corelli. Peut-être ces limites imposées à son rayonnement furent-elles aussi, pour les doctes observateurs, l’expression d’une pudeur. Pudeur face à l’évidence presque gênante, presque indécente, presque obscène : quand Corelli parut, il devint aussitôt indispensable.

mercredi 23 octobre 2019

Divas - Grace Bumbry


En juillet 1961 les colonnes du temple de l’opéra wagnérien, Bayreuth, tremblent sur leurs bases. Wieland Wagner, petit fils de Richard, directeur artistique du festival va provoquer un double scandale retentissant avec sa production de Tannhäuser.
Les vieux démons sommeillent toujours à Bayreuth, dont le public n'est pas uniformément marqué au coin du progressisme absolu. Les réactions hostiles d'une partie des wagnériens devant ce Tannhäuser "scandaleux" en sont encore la preuve. Choquante la chorégraphie de Maurice Béjart pour la Bacchanale dansée de façon très explicitement sensuelle par son Ballet du XXe siècle ! Indécente plus encore la présence de Grace Bumbry, chanteuse afro-américaine dans le rôle de Vénus. Mais la légende dorée wagnérienne n'a pas hésité longtemps, elle : Béjart et Bumbry font partie depuis leur passage à Bayreuth des figures incontournables du Festival.
Grace Bumbry est une des perles noire de l’opéra nord-américain.
Née en 1937, elle étudie à Boston, Chicago, Santa Barnara avec Lotte Lehmann. Elle fera ses débuts à Paris en 1960 dans le rôle d’Amnéris dans Aïda. , C’est l’année suivante qu’elle chantera Vénus dans Tannhäuser au festival de Bayreuth.
Après ce Tannhäuser, on la surnomme la ‘’Vénus noire, elle entreprend une grande carrière sur les plus grandes scènes internationales.
Son répertoire, s'appuyant d'abord sur les grands rôles de mezzo (Azucena, Eboli, Carmen, Dalila) s'orientera dans les années 70 davantage vers les rôles de soprano dramatique, notamment Abigaïl, Lady Macbeth, Gioconda,Santuzza, Tosca, Norma, Turandot... ,
Outre sa voix riche et puissante, et d'une étendue rare, elle possède une personnalité scénique saisissante.
Ici grandissime Princesse Eboli dans ‘’O don fatale’’ Don Carlo de G. Verdi . Festival d’Orange 1984.


vendredi 9 août 2019

Août opératique 9 - Marian Anderson - Casta Diva - Norma - Bellini


Marian Anderson, une des perles noires de l’art lyrique nord américain. Peut-être la plus grande ? En tout cas toutes lui ont rendu hommage de Leontyne Price à Jessye Norman, en passant par Grace Bumbry, Shirley Verrett, Martina Arroyo…
Contralto, sa voix et son talent ont été unanimement reconnus. Elle a excellé dans les genres les plus divers. Opéra, negro spiritual, lied, oratorio…
Mais elle a été aussi une des grandes figures de la lutte des artistes noirs américains contre les préjugés raciaux. Un des grands moments de sa carrière fut, en 1939, quand elle chanta devant le Lincoln Memorial après que ’’Les filles de la révolution américaine’’ lui aient refusé l’accès de la salle où elle devait chanter à cause de sa couleur. A la suite de quoi la ‘’Première Dame’’ Eleanor Roosevelt, organisatrice du concert, démissionna de l’organisation féminine.
En 1955, elle brise la barrière de la couleur en étant la première afro-américaine à chanter dans le temple de l’art lyrique qu’est le Metropolitan Opera.
Le 20 janvier 1961, acmé de sa carrière, elle chante l’hymne national américain pour l’investiture du président J.F. Kennedy.

jeudi 8 août 2019

Août opératique 8 - Ouverture de Guillaume Tell - Rossini


En octobre 1834 Hector Berlioz rend compte dans ‘’La Gazette musicale de Paris’’ de ce qui sera le dernier opéra de Rossini et en particulier de son ouverture, qui selon lui, est "une œuvre d’un immense talent qui ressemble au génie à s’y méprendre." Berlioz qui s’y connaissait en orchestration s’enthousiasmait en particulier pour le final de cette ouverture.
Jugez sur pièce. Le chef Myung-Whun Chung entraîne le Tokyo Philarmonic Orchestra dans une cavalcade ébouriffante. C’est une musique superlative qui soulève les spectateurs de leurs fauteuils. A voir le visage du chef et des musiciens leur plaisir de faire de la musique est évident.
Les auditeurs de France Inter reconnaîtront le générique d’une des émissions cultes de cette radio, ‘’Le carrefour de Lodéon’’...

dimanche 4 août 2019

Août opératique 4 - Leyla Gencer - Coppia iniqua - Anna Bolena - G. Donizetti


Et si Leyla Gencer, soprano turque (1928-2008), plutôt que Renata Tebaldi, avait été la véritable rivale de Maria Callas... Comme cette dernière, elle est remarquable par sa voix exceptionnelle, ses dons d'actrice et son engagement dramatique, son répertoire, sa personnalité explosive et son caractère tout autant ombrageux.
Prise entre l'incandescente trajectoire de Maria Callas et la parfaite épure musicale dessinée par Renata Tebaldi, Leyla Gencer ne s'est jamais mêlée à ce duel au sommet. Il faut dire que cette ''orientale musulmane'' comme elle se définissait a toujours voulu protéger une vie privée qu'elle refusait de jeter en pâture à la presse.
Si elle a mené une très brillante carrière sur les planches, elle a été scandaleusement ignorée par les grandes maisons de disques et les producteurs. Walter Legge, le tout puissant producteur de EMI, qui avait sous contrat Maria Callas a-t-il œuvré en ce sens pour protéger sa vedette???
Le fait est qu'il n'existe aucun enregistrement en studio, aucune captation vidéo digne de ce nom et que les prestations de Leyla Gencer ne nous sont parvenues que grâce à des enregistrements radio ou à des prises sur le vif, ce qui lui a valu le joli surnom de ''fiancée des pirates'', mais ces enregistrements effectués dans de conditions souvent sommaires ne rendent pas justice à l'un des plus évidents tempéraments dramatiques de sa génération.

samedi 3 août 2019

Août opératique 3 - Alain Vanzo "Fantaisie ô divin mensonge ' Lakmé - Léo Delibes


Y avait-il une vie avant Pavarotti ? On pouvait se le demander tant il a écrasé la scène lyrique de sa puissance vocale, médiatique et... physique. Et pourtant bien sûr qu’il y a eu une vie et magnifique…
Prenons par exemple Alain Vanzo qui est considéré comme le plus grand ténor français de la seconde moitié du XXème siècle. Il faisait figure d’héritier de Georges Thill dans une tradition française illustrée par José Luccioni avant lui et après lui par Roberto Alagna. Ce fut un des rares ténors français de renommée internationale dans l’après guerre. Alain Vanzo correspond le mieux à ce que pouvait être l'art du ténor français ! Le respect du texte est parfait avec un phrasé idéal et un art du chant refusant tout effet vocal et permettant les nuances les plus subtiles ...
Léo Delibes Lakmé ‘’Fantaisie ô divin mensonge’’, air de Gérald.