Affichage des articles dont le libellé est abécédaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est abécédaire. Afficher tous les articles

samedi 23 mars 2019

Abécédaire - E comme efféminé 2

... comme efféminé 2
Sacha Guitry est plein de gestes efféminés, c’est un sac de gestes d’où sortent des mains ayant l’air de manipuler des foulards invisibles. Sa dernière femme disait qu’il était impuissant. L’impuissance est l’excuse que les femmes ambitieuses donnent à leur mari fanfare. Guitry est sans doute toute sa vie demeuré dans un placard d’où il dépendait les andouilles de temps à autre, ses épouses dont il divorçait régulièrement. Ses gestes de folle bouffonne venaient-ils du chanteur Dranem, ou bien du sociétaire gay de la Comédie-Française Édouard de Max, celui qu’on avait interdit au jeune Cocteau de fréquenter car il aurait pu l’« influencer » ? Transportés d’une personne à l’autre, les gestes éveillent les personnalités qui s’ignoraient jusque-là. Gestes, abeilles des nerfs. 

Charles Dantzig " Encyclopédie capricieuse du tout et du rien".

vendredi 22 mars 2019

Abécédaire - E comme efféminé 1


Comme efféminé
Joli geste efféminé, un garçon plongeant le nez dans un mug qu’il tient d’une main, petit doigt sous la base, petit doigt et l’annulaire de l’autre main pinçant l’anse tandis que le majeur et l’index tiennent une cigarette. « Efféminé » est un mot insultant qui procède autant de la misogynie (on n’a pas d’équivalent pour les femmes à gestes virils, parce que la virilité est louable pour tous les sexes) que de l’homophobie, mais aussi de la peur. L’effémination est une frontière troublée, et l’être humain est rassuré par les frontières. Je ne suis pas efféminé. Cela ne me semblerait pas grave. La qualité de cœur n’est pas mesurée par les gestes, si c’était le cas le très raffiné Chou En-lai n’aurait pas assisté Mao dans ses assassinats pendant vingt-cinq ans.

Charles Dantzig "Encyclopédie capricieuse du tout et du rien" .

mardi 1 mai 2018

Abécédaire - L comme Liste



... Comme Liste

La liste est la forme d’écriture la plus naturelle à 

l’homme : enfant il envoie une liste au père Noê, adulte, il 

fait des listes de courses, de comptes, de maîtresses ou 

d’amants. Tout le monde dresse des listes. On peut les en 

juger banales. Ou bien la forme la plus rudimentaire de la 

littérature.

Je ne parle pas de listes de statistiques. J’ai lu un jour 

que 4,2 millions de trajets d’ascenseurs sont effectués 

chaque jour à New York. Cela ne me dit pas grand-chose 

de plus qu’à New York on utilise beaucoup les ascenseurs.

Une liste intelligente est une catégorie. On peut 

reprendre les catégories des autres, pour se rassurer. 

Mais il me semble plus intéressant de créer ses propres 

listes en fonction de sa sensibilité. C’est ainsi que les 

listes peuvent devenir une forme de littérature.

Une autre qualité des listes c’est qu’elles sont pleines de 

trous (si l’on peut dire). Mieux elles sont faites de trous. 

Chacun les comble. Le lecteur de listes devient ainsi le 

plus écrivain de tous les lecteurs.

Vous ignorez tout ou presque de ce que peut être une 

liste ? Plongez-vous dans ‘’L’encyclopédie capricieuse du 

tout et du rien’’, vous découvrirez qu’une liste peut être 

surprenante, saugrenue, inattendue, insolente, drôle donc 

souvent méchante, futile ou indispensable, érudite, 

personnelle ou universelle, touche à tout, intelligente 

voire brillante à l’image de son auteur Charles Dantzig.

samedi 14 avril 2018

Abécédaire - G comme Gay (minorité)


 
La différence, la très grande différence entre les gays

et toutes les autres minorités, c’est qu’ils sont

minoritaires partout. Les Noirs sont majoritaires sur

tout un continent. Les Arabes sont majoritaires et même

presque seuls dans les pays arabes. Les Juifs sont

majoritaires en Israël. Etc. Mais les gays ! Nous avons un

sentiment d’isolement dans toute société que nous seuls

éprouvons. Un Indien à Londres est minoritaire et

éventuellement méprisé, mais il se sait originaire d’un

pays d’un milliard d’habitants, d’une vieille histoire, et ce

petit pays de soixante millions de personnes ne va pas

l’intimider. Il a un refuge dans l’espace, un refuge dans

l’histoire. Le poème « Afro-American Fragment » de

Langston Hughes commence : « So long, / So far away /

Is Africa. » L’Afrique est loin, mais il y a une Afrique.

Nous n’avons pas de terre originelle. Nous n’avons pas de

passé. Nous sommes les seuls. Et nous ne nous en créons

pas un. Tout passé se crée ; par des récits parfois fixés

en monuments. Nous ne recensons pas nos histoires, ne

rappelons pas au monde quels héros ont été de chez nous,

nous n’érigeons pas de monument à nos morts, et

pourtant nous en avons, des persécutés, nous

construisons encore moins un monument aux vivants avec

ceux d’entre nous qui ont été heureux (autant qu’on peut

l’être). La frivolité est une très mauvaise défense. L’oubli

des malheurs par la plaisanterie arrange les autres. Ne

parlez pas de droit des gays, c’est un droit de l’homme.

Toute persécution d’une partie de l’humanité est une

dégradation de l’ensemble. Autre type unique de rejet

des gays, les gestes. On n’en attribue pas de spécifiques

aux Juifs, aux Noirs, aux Arabes. Il y en a cent, pour

nous désigner au mépris, autant que de noms. 


Charles Dantzig - Traité des gestes

dimanche 25 mars 2018

Abécédaire - T comme travail

..... Comme travail. Le travail est-il réellement la

santé? Hummm, pas sûr, nous l'allons montrer tout
à l'heure.
Travailler est issu du latin populaire

tripaliare, littéralement « tourmenter, torturer

avec le “trepalium” », du bas latin trepalium, nom

d'un instrument de torture.




En ancien français, et toujours dans l'usage

classique, travailler signifie « faire souffrir »

physiquement ou moralement, intransitivement

« souffrir » et se travailler « se tourmenter ». Il

s'est appliqué spécialement à un condamné que l'on

torture, à une femme dans les douleurs de

l'enfantement, à une personne à l'agonie (v. 1190) .

Par ailleurs le verbe a signifié « molester (qqn) »,

puis «endommager (qqch.) » et encore « battre

qqu'un à l'époque classique, d'où travailler les

côtes à qqn qui pourrait encore se dire, et en boxe

travailler (l'adversaire) au corps .

Dans le même usage populaire, l'idée de

« dérangement cérébral » est exprimée par celle

de « travail mental » dans des expressions du type

travailler du chapeau, suivi par des équivalents

(...du canotier, du bigoudi, de la touffe).

Les mots ''travail, travaux'' présentent le même

type de développement sémantique que le verbe :

jusqu'à l'époque classique, il exprime couramment

les idées de tourment, de peine et de fatigue. Il se

dit spécialement des douleurs de l'enfantement et

aujourd'hui dans quelques expressions en médecine

comme salle de travail et femme en travail.

Le pluriel travaux s'est spécialisé pour parler

d'entreprises difficiles et périlleuses.

Ce pluriel entre dans les formules travaux forcés 

désignant en droit pénal la sanction qui succède aux

galères, et travaux publics, autrefois « peine

correctionnelle ».

En français d'Afrique, l'expression travail forcé

s'appliquait à l'époque coloniale aux travaux

imposés par l'administration coloniale, souvent non

rémunérés.

Au XIIIè siècle le mot ''travailleur'' signifie

''celui qui fait souffrir'' (mot appliqué au

bourreau) et ''celui qui veut du mal à quelqu'un''.

Quant à ''travailleuse'' qui a désigné un petit

meuble pour les travaux de dames, l'argot l'a

repris avec l'un des sens populaires pour

« prostituée ».

Ce qui donne tout son sel à l'entame des discours

d'Arlette Laguillier ''Travailleurs, travailleuses''

qui n'incite pas vraiment à l'euphorie... Là c'est moi

qui cite. Pas Robert...

Alors, le travail c'est vraiment la santé ??? A vous

de voir.



mercredi 17 mai 2017

Abécédaire - C comme cinéma

Et si le cinéma était la plus grande et la plus belle invention du 20ème siècle ? Y a-t-il une manifestation artistique, intellectuelle, émotionnelle plus consensuelle, plus universelle que le 7ème art ? Il touche chaque individu quel que soit son sexe, son âge, sa nationalité,  son niveau d’éducation, ses opinions politiques. Il les réunit tous dans des émotions communes. Charlie Chaplin fait rire dans les cinémas ambulants de Mongolie et dans les cercles branchés de la ‘’Grosse Pomme’’.  Douglas Sirk fait pleurer dans les chaumières et les datchas. Brigitte Bardot a enflammé les écrans du Brésil et des pays européens. Bruce Lee a fait hurler de plaisir les cinémas en plein air du Mali ou du Sénégal et les gays de Castro Street. Plus de 50 ans après sa mort MM reste une icône universelle. Les historiens-sociologues du cinéma étudient avec la même passion Jean-Luc Godard et l’inspecteur Dirty Harry. Des producteurs et des scénaristes se sont attaqués aux plus grands chefs d’œuvre de la littérature mondiale ; de grands écrivains se sont essayés à écrire des scénarios.  Le cinéma a créé ses propres genres : le film noir, du Faucon maltais à Chinatown, le western, de  My darling Clementine à Je vais-je tire et je reviens…, le péplum de Ben Hur à Hercule contre les vampires, le dessin animé ,de Blanche-neige aux Simpson  , la science-fiction, de 2001 A space odyssey à Plan 9 from outer space, la comédie musicale, de Broadway Melody aux Demoiselles de Rochefort, le mélo, de Mirage de la vie à Séduite et abandonnée, le thriller, le film d’horreur, d’épouvante… Sans compter les innombrables étoiles  qu’il a offertes à des milliards d’adorateurs et les légendes magnifiques ou pathétiques qu’il a suscitées…

mardi 27 octobre 2015

Abécédaire - F comme Foi


… comme Foi. Au départ je voulais faire quelque chose sur le Doute. Mais le D était déjà utilisé par le mot Désordre. Quoique le désordre et le doute ne soient pas sans relation. Allons-y donc pour la foi.

Je n’ai rien contre la Foi, les croyances. Ce qui me gêne, ce sont les actes de foi qu’on nous demande pour accéder à la Vérité. Sois beau, belle et crois ! Un jour tu comprendras !

Et pourtant on doute de tout. De la fidélité de son conjoint, de son garagiste, de ce que l’on a dans son assiette, de la qualité de l’eau, de l’air qu’on respire, des prévisions météo, des hommes politiques et de leurs promesses, des histoires et des serments d’amour, de la pérennité de son boulot, de la possibilité de retrouver un job, de l’avenir de ses enfants… la liste est longue.

Mais dès qu’on aborde le domaine de la foi, des croyances religieuses, plus de place pour le doute. Dieu existe ! Non ! Il y a une vie après la mort ! Non, on retourne au néant ! Ces affirmations sont assénées avec d’autant plus de force que ni les uns, ni les autres n’ont le plus petit début d’un commencement de preuve et ne sont pas près d’en avoir un ! Intégristes religieux et fanatiques athées unissez-vous ! Ces certitudes sont à l’origine de la plupart de nos emmerdements. S’ils doutaient un peu plus les hommes feraient sans doute moins de conneries.

‘’Je suis car je doute’’… Personnellement je me méfie de ceux qui ne doutent de rien, surtout pas d’eux-mêmes !

samedi 19 septembre 2015

Abédédaire - D comme désordre...


… comme désordre. A, B…D. Et pourquoi pas un désordre alphabétique si le C ne veut rien savoir, si le C ne me dit rien. On ne va pas se laisser embêter, dominer par un ordre établi. Il faut bousculer les ‘’Joconde’’.
Vous voulez savoir ce qu’est réellement une personne ? Regardez son désordre. Il vous en apprendra beaucoup sur elle. Son désordre fera apparaître ses qualités, ses défauts, ses goûts, ses vices cachés, sa fantaisie. Si tout est en ordre autour d’elle, méfiez-vous ! Cela dissimule quelque chose ! Et l’ennui vous guettera vite.
Depuis toujours le spirituel et le temporel se partagent le pouvoir sur notre dos et nous imposent leur ordre ; mais depuis tout aussi longtemps tout ce qui s’est fait de grand et d’important s’est fait par et dans le désordre. A l’ordre moral, je préfère le désordre amoureux. Quoi de plus beau qu’un lit défait, en désordre. Là aussi la vie nait du désordre. Un lit en ordre, non froissé est un lit d'ennui. On a tout le temps de se retrouver allongé sous un drap impeccablement tiré, un suaire !
L’ennui naquit de l’uniformité, mais la vie du Chaos !! Sans désordre pas plus de hasard que de nécessité. Et même dans le domaine scientifique où il devrait être hors de question que 1+1 ne fasse pas 2, le désordre est partout ! Avec le doute ! Qu’on découvre qu’une particule va plus vite que la lumière et des tas de théories très importantes se cassent la gueule… Et dans notre merveilleux cosmos, cette magnifique géométrie spatiale… et bien tout paraît en équilibre. Mais c’est un équilibre presque parfait. Y a une nouille dans le potage, un grain de sable dans la chaussure, un π de 3,14 et des poussières qui ne tombe pas et ne tombera jamais juste et qu’on retrouve pourtant partout dans les calculs… Le bordel je vous dis ! Alors vous pensez si je vais me gêner, dans mon abécédaire, pour faire passe D avant C…

samedi 5 septembre 2015

Abécédaire - M comme Mort



… comme Mort ! Cet évènement, le plus banal, le plus inévitable, le mieux partagé du monde, le plus universel, le plus égalitaire ou égalitariste est certainement celui dont nous savons le moins de chose. A vrai dire, dont nous ne savons rien ! Cessation des activités vitales. Au-delà, rien ! L’au-delà ! C’est bien la question.
Globalement, le monde se partage en deux. Ceux qui croient, dur comme fer, qu’il y a une vie après la mort et ceux qui croient tout aussi fermement le contraire. Il est paradoxal que ces personnes qui doutent de la fidélité de leur conjoint, de la fiabilité des prévisions météorologiques, de la parole de leurs hommes politiques, du sérieux de leur garagiste, de la sécurité de leur emploi, de la qualité de ce qu’ils mangent, boivent, respirent n’ont absolument aucun doute sur ce qui les attends ou ne les attends pas après leur mort et dont ils ne savent strictement rien. Dieu merci (sic) certains doutent de cela aussi. Et dans ce domaine, comme dans d’autres, le doute me semble être la seule posture raisonnable et responsable.
Qu’est-ce que je crois ? Je ne sais pas ! Qu’aimerais-je croire ? Peut-être que la mort ne serait que le réveil après un beau rêve qu’aurait été la vie. Et il me vient parfois des envies de me mettre à croire à la métempsycose. Je n’ai pas vraiment peur de la mort. Pour l’instant. Mais ce que je ne supporte pas c’est de ne plus vivre. Pire encore, que les autres continuent à vivre sans moi !
Nous ne devrions pas craindre la mort.(Je ne parle pas de disparition, qui est une question trop sérieuse pour être abordée ici.) Nous devrions y être habitués. Sans que cela ait une réelle importance, nous passons notre vie à mourir, de tout et de rien. De peur, de rire, de froid et de chaud, de faim et de soif, de fatigue, d’inquiétude, d’impatience, de curiosité, de sommeil, d’amour, de plaisir. De toutes ces morts, c’est cette dernière que je préfère. Celle que les italiens appelaient la petite mort. Celle qui par des glissements progressifs nous amène à ce point ultime du plaisir où toutes les fonctions vitales s’arrêtent. Pour 1/10 de seconde. Une éternité. Et qui nous laisse rompus, épuisés, comme morts. En ai-je redemandé de ces petites morts… Et aujourd’hui encore… Mais la date de péremption approche et la limite au-delà de laquelle…
Il me plairait bien que la Mort, la dernière, la vraie, soit un grand, un énorme orgasme cosmique ! S’il n’y a rien après, tout aura été dit. Et si des anges nous accueillent, profitons en bien ici-bas. Ils n’ont parait-il pas de sexe !
Pour paraphraser Voltaire, je mourrai avec une immense curiosité. Mais je ne suis pas pressé !

jeudi 9 juillet 2015

Abécédaire E comme Ecriture...

...Comme écriture, écrit, écrivain. C’est un bien mystérieux triangle qui unit celui qui écrit, celui qui lit et celui qui, reliant les deux premiers, leur donne existence, le mot. Entre les trois coule l’encre, sang noir de l’écriture. Lien mystérieux. Celui qui écrit n’existe que par celui qui le lit. Le lecteur n’existe que par l’écrit. Et au centre le mot qui donne vie aux deux autres et sans qui le stylo resterait vide, la page blanche et l’œil inerte.
J’aurais pu dire M comme ‘’mot’’, mais dans mon abécédaire, M est déjà réservé à un autre mot…
Scribe, copiste, écrivain public ; celui qui écrit pour ceux qui ne savent pas écrire.
Romancier, poète, philosophe, conteur…écrivains qui écrivent pour ceux qui ne savent pas écrire.
Nous portons tous en nous, paraît-il, un roman. J’en ai porté un… Il ne verra jamais le jour. J’ai trop le sens de la beauté et du ridicule. J’ai de plus l’écriture laborieuse et douloureuse. Et je n’ai jamais eu le souffle d’un coureur de fond ! Ni même d’un sprinter ; au bout de quelques mètres je suis vidé. D’où mon exacerbation pour les écrits des autres.
Nous sommes, en tout cas moi, le produit de nos lectures, des écrits, des écrivains que nous avons aimés. Ma bibliothèque intérieure déborde de livres et de reconnaissance pour leurs auteurs et ceux qui m’ont conseillé au départ avant de me laisser la bride sur le cou.
Quand je me retourne je peux presque me souvenir des lieux et des circonstances dans lesquels je les ai lus. La comtesse de Ségur, Alexandre Dumas et Paul Féval, Sartre et Camus, Mauriac, Maurois, Gide, Cocteau, Montherlant, Paul Benoit, Roger Martin du Gard, Hugo, Musset, Baudelaire, Laitréamont, ‘’Venez à moi Apollinaire et Rimbaud avec l’ami de ma joie Charles Cros’’, Sagan, Laurent (pas Jacques mais Cecil Saint..), Hemingway, Christopher Isherwood, les sœurs Brontë, Lemmy Caution, Hercule Poirot, Sherlock Holmes et Arsène Lupin, Maurice Druon, Romain Gary… Plus tous les autres que j’ai honte d’avoir oubliés… Mais j’arrive à bout de souffle !
Il y en a certains que je n’ai pas aimés. Beaucoup même ! Je n’en parlerai pas car comme le disait le philosophe Lucien Jerphagnon, que l’on complimentait sur la clarté de sa pensée et de son style :’’On n’a pas le droit d’emmerder quelqu’un qui ne vous a rien fait’’…

jeudi 11 juin 2015

Abécédaire - R comme régime


...Comme Régime ! Un mot parmi les plus violents de la langue française. Sa simple évocation suscite des images, des concepts, des pratiques pas forcément agréables ou consensuelles. Nous vivons sous la férule, la contrainte d’un nombre conséquent de régimes qui nous imposent tellement plus d’obligations que de droits… Et ce depuis la nuit des temps avec une litanie sans fin de régimes, aux noms sympathiques : ploutocratique, oligarchique, autocratique, dictatorial (avec ses variantes : régime des militaires ou des mollahs…), monarchique, appelé aussi ‘’Ancien Régime’’, qui par définition en appelle un Nouveau. Mais tous ces régimes se déclinent eux-mêmes en régimes libéral, autoritaire, totalitaire voire concentrationnaire. Ecartez –vous des règles édictées par ces régimes ou combattez-les au nom de vos principes et vous aurez à connaître des régimes pénitentiaire ou carcéral !
Mais, pire, les régimes s’attaquent à ce qui nous est le plus personnel, le plus intime. Notre corps !! Ah le régime alimentaire avec son cortège de gros mots : surcharge pondérale, lipides, glucides, cholestérol, triglycérides, acide urique avec son corollaire la goutte…
En matière alimentaire le nombre de régimes est aussi important qu’en matière politique ! Régimes diététique, jockey, sans sel, végétarien, végétalien, crétois, méditerranéen, hypocalorique, hyper protéiné. Des régimes vont même jusqu’à interdire des régimes, de dattes ou de bananes… Certains font des fortunes sur les bourrelets des autres : Dukan, Cohen, Montignac… Et je ne parle pas du plus scandaleux des régimes…Le régime sec !
Mais ne nous faisons pas d'illusions, qu'ils soient politiques ou alimentaires les régimes finissent tous par nous mettre à la diète...

mardi 2 juin 2015

Abédédaire : B comme Bonheur

 ...Comme Bonheur
Le bonheur est dans le pré cours–y vite cours- y vite
Le bonheur est dans le pré cours-y vite il va filer.
Petits bonheurs, bonheurs du jour, bonheurs fugitifs.
Pas plus qu’il n’y a d’amour, il n’y a de bonheur. Et comme il n’y a que des preuves d’amour, il n’y a que des instants de bonheur. Parenthèses dans un quotidien peu souvent satisfaisant. Mais la vie est finalement bien faite ; nous avons une mémoire sélective. Rose pour les filles, bleue pour les garçons, arc-en-ciel pour quelques uns. Et le filtre fonctionne. Que reste-t-il au bout du compte?
La caresse d’une mère, la fierté dans les yeux d’un père, le regard confiant d’un enfant, un réveil alangui dans un lit défait, un souffle sur un cou, une première gorgée de bière, dit-on, un moment de silence, un instant de musique, un ciel flamboyant, une nuit étoilée, un dîner préparé pour des amis que l’on aime, une lecture, un éclat de rire et à l’infini les petits bonheurs de chacun…
Le bonheur est dans le pré, cours-y vite cours-y vite
Le bonheur est dans le pré, cours-y vite…il a filé…
Mais le bonheur est un furet. Il est passé par ici, il repassera par là. Il faut juste être à son rendez-vous !

mardi 28 avril 2015

Abécédaire : A comme amour


...comme amour ! Bien sûr, évidemment, incontournable, inévitable !
Mais la question n'est pas tant d'être amoureux que d'être aimé. Etre amoureux est un état que l'on reconnaît bien et somme toute agréable. Les abeilles dans le ventre, le cœur qui bat trop vite trop fort, la tête et l'esprit vidés de tout le reste, la tension et la pression artérielles trop fortes, le désir. Aimer c'est la passion, le plaisir par tous les sens et un peu d'aveuglement et de vanité.
Mais c'est une tout autre affaire que de savoir si on est aimé. C'est toute la différence entre la sérénité du ''je t'aime'' et l'inquiétude du ''tu m'aimes ?'' Et pourtant il y a unité d'action, de temps et d'espace. Mais c'est la certitude confrontée au doute. Et comment être sur de la réponse? Alors mieux vaut ne pas poser la question, faire confiance à l'autre. Et si jamais on la pose, attention à la réponse. La seule valable est ''oui'' ! Se méfier des ''mais oui'', ''bien sûr'', ''Tu en doutes...''
On arrive un jour ou l'autre à l'extinction des feux de l'amour. Il faut alors trouver un autre mot. La gamme est large entre tendresse et confort !
Le plaisir est d'amour, le chagrin d'amour propre.
J'ai été amoureux trois fois et demi. Demi, c'est pour la fois où je n'ai pas souffert de la séparation. Le premier est mort et la ''cristallisation'' est devenue un diamant. Le second, je me demande aujourd'hui pourquoi j'ai tant souffert. Le troisième je ne l'aime plus mais j'ai encore du désir. Les reins sont moins faciles à sonder que les cœurs.
Je remettrais bien le couvert encore une fois.....
L'Amour ? Quelle affaire !

vendredi 3 avril 2015

Abécédaire : S comme sexe


J’aimerais bien être un homme ! Rien qu'une fois ! Juste pour avoir un orgasme d’homme ! Juste pour savoir ce qui fait qu’ils ont sur leur visage cet air de béatitude animale, de félicité, de contentement de soi. On pourrait presque lire dans leurs yeux mi-clos ‘’Putain c’était bon. Quel pied !’’ Parfois ils laissent tomber ‘’Et toi… c’était comment ?’’ Mais là, une seule réponse possible : génial, super. Toute autre vous ferait passer pour une pôvre fille, une pouffiasse voire une conasse qui mérite à peine la charité qu’il vient de vous faire…
Tout ça à cause de ce morceau de viande qui pendouille entre leurs cuisses et que je leur envie parfois ! On dirait que leur puissance, supposée, s’y est concentrée. Et quelle fierté quand ce morceau de barbaque se gonfle et se redresse. C’est l’orgueil personnifié. Et quand ça veut pas, les veinards, ils ont les petites pilules miraculeuses. Tout peut, physiquement, se casser la gueule, c’est pas grave tant que leur zigounette peut encore se mettre au garde à vous. Nous que dalle. Quand les paupières, les joues, le cou, les seins, les fesses s’effondrent, c’est sans retour possible. C’est pas juste. La donne n’est pas égale. La vraie et seule supériorité des hommes est là. Le bon Dieu a, parait-il, pris une côte à Adam pour créer la femme. On n’en a rien à foutre de la côte d’Adam. C’est son sexe qu’il aurait dû lui piquer. Imaginez une seconde les femmes avec un pénis…Le monde aurait été différent et pas forcément en pire ! Bon d’accord celles qui portent déjà la culotte ne se sentiraient plus pisser. Mais au moins elle le ferait debout. Quoique, hi hi hi, j’en ai vu plus d’un pisser assis sur la cuvette. Mais généralement ils ferment la porte à clé… Faut pas que ça se sache…
Mais ils savent se faire comprendre quand l’envie les prend. ‘’ Allez viens ma louloutte, je vais te la faire passer ta migraine, je vais te faire visiter le paradis, je vais te glisser un ticket pour le 7ème ciel’’… Et vas-y que je te gigote, que je te ahane, que je te grogne, que je te râle. Tout ça pour s’effondrer sur votre poitrine. ‘’ Putain je suis mort, tu m’as tué…’’ Sans se rendre compte que vous, vous êtes en pleine forme. Moi aussi je sais dire ‘’putain’’. Et je le dis ‘’Putain j’aimerais bien, rien qu’une seule fois inverser les rôles et être un mec une seule fois…’’
Bon mais c’est pas tout ça. Faut que j’aille préparer le dîner. Marcel y plaisante pas avec ça !