Hervé
Bazin
Vipère
au poing
chapitre
IX
lu
par Pierre Vaneck
IX
Poussées
par de solides bras de vent, les giboulées giflaient
interminablement le Craonnais avec la même constance dont Folcoche
savait faire preuve à notre égard. Les carreaux étaient verts,
l'Ommée débordait largement sur les prés bas, noyant les grillons.
Depuis deux ans, déjà — deux ans ! savez-vous ce que c'est ? —
nous vivions affublés d'hypocrisie et de loques, tout cheveu et
toute espérance tondus de près. Depuis deux ans, le révérend aux
trois griffes de lion nous apprenait le latin et le grec, entre deux
pipes de " gros cul ".
Contrairement à ses prévisions, il
avait tenu le coup. Madame mère le soutenait malgré la qualité
médiocre de son préceptorat et le zèle fâcheux qui le poussait
vers les filles de ferme. On le payait peu. On pouvait le traiter
cavalièrement. Il se lavait toujours les mains et passait la cuvette
de Ponce Pilate à la dictatrice. Une seule ombre au tableau : il
avait le nez fin et je pouvait renifler sans humeur l'odeur de nos
chaussettes sales, changées toutes les six semaines.
— Encore vos
patates pourries ! maugréait-il.
Tout a une fin. En mars, le jour
anniversaire de l'assassinat de César, comme le père nous ânonnait
quelque passage du De Viris, M. Rezeau, les moustaches retournées au
plafond, fit irruption dans la salle d'études.
— L'abbé ! fit-il
d'un ton rogue, j'ai à vous parler. Passons de l'autre côté.
Immédiatement, trois oreilles furent collées contre la porte.
—
Ça barde ! jubilait Frédie.
Ça bardait, en effet.
— L'abbé !
criait M. Rezeau, vous exagérez, vous déshonorez votre soutane. La
mère Mélanie, de La Vergeraie, sort de mon bureau. Il paraît que
vous avez essayé de tripoter sa fille aînée. Je me doute
maintenant du véritable motif pour lequel vous avez dû quitter
votre ordre. Je vous retire l'éducation de mes enfants.
Mais la note
comique manquait encore.
— Je me demande si, par hasard, vous ne
seriez pas interdit... si vos messes étaient valables !
Un rire
énorme nous apprit que le père Trubel laissait glisser son masque
sur le parquet de sa chambre. Un rire homérique qui devait
déboutonner tous les petits boutons de sa soutane et faire sauter
les griffes de lion de sa breloque. Enfin cette hilarité s'apaisa.
Nous pûmes entendre :
— Mais oui, mon bon monsieur, je quitte
votre maison de fous... Vos haricots rouges commençaient à
m'écœurer... et le parfum des chaussettes de vos enfants, ces
petites bêtes puantes... Je vous laisse sous la férule de
Folcoche... Ah ! vous ne connaissez pas le surnom que ses fils ont
donné à...
Pour la seconde fois, rugit la colère paternels !le :
—
Nom de Dieu ! Allez-vous vous taire ! Je fais atteler. Vous partirez
séance tenante.
De la chambre du révérend, jaillit mon père,
cramoisi. Surpris par la brusque poussée de la porte, nous fûmes
renversés, les quatre fers en l'air. M. Rezeau traversa la salle
sans même s'en apercevoir. Le père Trubel partit aussitôt. Je le
vois encore s'engouffrer dans la vieille victoria qui puait le cuir
et le crottin (et qui allait être remplacée par une cinq chevaux
Citroën). Il avait eu le temps, cependant, de me glisser une griffe
de lion dans la main et de me confier, dans un brusque tutoiement :
—
Prends ça, gamin ! Il n'y a que toi qui la mérites.
Le père
disparu et remplacé, nous payâmes les pots cassés. Recrudescence
de vexations. Nouvelles réformes. Folcoche nous a toujours
considérés comme responsables des ennuis survenus à la maison.
Or
La Belle Angerie connaissait la série noire. Le scandale de la
soutane blanche était à peine apaisé que se produisit l'incident
des armoires. La plus pauvre de nos tantes, Mme Torure, osa réclamer
la normande de la petite salle à manger et — accessoirement —
deux paires de draps. Quelle prétention ! Les vingt et une armoires
du manoir grincèrent sur leurs gonds. Par la bouche exaspérée de
Mme Rezeau, les cinquante paires de draps déclarèrent qu'elles
n'étaient jamais sorties de La Belle Angerie. On n'a pas idée de
remettre en question un partage équitable, qui avait tout attribué
à M. Rezeau, notre père, par désistement pur et simple de tous ces
cohéritiers, respectueux d'une tradition qui, à chaque génération,
permettait de sauver le domaine.
Gabrielle, baronne de Selles
d'Auzelles, Thérèse, comtesse Bartolomi, le protonotaire, mère
Marie de Sainte-Anne-D’auray, mère Marie de la Visitation, mère
Marie de je ne sais plus quel saint (ces trois dernières épouses de
Dieu, malgré la polygamie) avaient tous et toutes signé le
document. La tante Torure aussi, stupidement mariée à un pauvre,
veuve de ce pauvre et fidèle au souvenir de ce pauvre ! Alors, que
venait maintenant réclamer cette indigente ?
Folcoche en étouffait
d'indignation. M. Rezeau hésitait. Il était honnête, cet homme.
Pour calmer sa conscience, il abandonna, en grand secret, à sa sœur,
les droits d'auteur hérités de grand-mère. Et les armoires
demeurèrent sur place, à la grande satisfaction de Folcoche, qui
décida, par prudence, de les rendre toutes indispensables en
transformant celles qui étaient vides en cabinets de toilette.
Histoire réglée. Mais voilà que les chevaux se mirent à crever
mystérieusement. La série continuait. Ils ne donnèrent aucune
explication, ces chevaux, à leur mort subite. " Morve "
prétendit le méjéyeux (alias vétérinaire). Folcoche haussa les
épaules. Elle savait à quoi s'en tenir. La version de
l'empoisonnement des chevaux par les enfants ne fut pas formulée,
mais, pendant des semaines, Folcoche surveilla, enquêta, insinua,
espéra la preuve ou le semblant de preuve qui lui permettrait de
condamner les coupables à la maison de correction, le rêve de sa
vie. Peine perdue. Nous étions innocents. Et nous étions sur nos
gardes.
M. Rezeau remplaça les chevaux par une Citroën. Et le
train-train, pieux et perfide, reprit son cours. Nous ne grandissions
guère. Nous ne nous décidions pas à pousser. Folcoche nous
mesurait tous les trois mois, le long d'une planche quasi historique,
où toutes les tailles des Rezeau avaient laissé un trait de crayon,
un prénom et une date. En vain. Sans doute avions-nous trouvé le
truc inverse des grognards de la garde, qui se glissaient des jeux de
cartes sous la chaussette pour atteindre le niveau requis.
—
Tiens-toi droit, Chiffe !
Mais Chiffe ne prenait pas un centimètre.
Non, la seule chose qui eût grandi en nous, disons-le, c'était un
certain sentiment, impossible à mesurer, mais qui eût encombré des
kilomètres sur la carte du non-Tendre, si elle existait.
Dans cet
ordre d'idées, nous avions atteint le gigantisme. Je me souviens, je
me souviendrai toute ma vie, Folcoche... Les platanes, pourquoi
portent-ils ces curieuses inscriptions, ces V. F. quasi rituels, que
l'on pourra retrouver sur tous les arbres du parc, chênes,
tulipiers, frênes, tous, sauf un taxaudier que j'aime ? V. F...V.
F...V. F... C'est-à-dire, vengeance à Folcoche ! Vengeance !
Vengeance à Folcoche, gravée dans toutes les écorces, et sur les
potirons de fin d'année, et sur le tuffeau des tourelles, cette
pierre tendre qui se laisse bien creuser à la pointe du canif, et
même en marge des cahiers. Non, ma mère, cela n'est point, comme on
vous l'a quelquefois prétendu, une ressource mnémotechnique :
verbes français, ne pas oublier d'apprendre tes verbes français.
Non, ma mère, il n'y a plus qu'un seul verbe qui compte ici, et nous
le déclinons correctement à tous les temps. Je te hais, tu me hais,
il la haïssait, nous nous haïrons, vous vous étiez haïs, ils se
haïrent ! V. F... V. F... V. F... V. F... Et la pistolétade? Tu
sais, Folcoche, la pistolétade !
— Moi, je l'ai pistolétée
pendant quatre minutes ! se vantait Frédie.
Pauvre chiffe ! Petit
prétentieux à paupières faibles ! Si quelqu'un t'a pistolétée,
c'est bien moi, je m'en vante. Tu t'en rappelles ? Pardon ! Tu te le
rappelles ?... Tu dis toujours :
— Je n'aime pas les regards faux.
Regardez-moi dans les yeux. Je saurai ce que vous pensez.
Ainsi tu
t'es toi-même prêtée à notre jeu. Tu ne pouvais pas ne plus t'y
prêter. Et puis, ça ne te déplaît pas, ma tendre mère ! Au
dîner, en silence, voilà le bon moment. Rien à dire. Tu ne me
prendras pas en défaut. J'ai les mains sur la table. Mon dos
n'offense pas la chaise. Je suis terriblement correct. Aucune faille
légale dans mon attitude. Je peux te regarder fixement. Folcoche,
c'est mon droit. Je te fixe donc, je te fixe éperdument. Je ne fais
que cela de te fixer. Et je te parle en moi. Je te parle et tu ne
m'entends pas. Je te dis : " Folcoche ! regarde-moi donc ",
" Folcoche, je te cause ! " Alors ton regard se lève de
dessus tes nouilles à l'eau, ton regard se lève comme une vipère
et se balance, indécis, cherchant l'endroit faible qui n'existe pas.
Non, tu ne mordras pas, Folcoche ! Les vipères, ça me connaît. Je
m'en fous, des vipères. Tu as dit toi-même, un jour, devant moi,
que, tout enfant, j'en avais étranglé une... " Une faute
impardonnable de ma belle-mère, sifflais-tu, un manque inouï de
surveillance ! Cet enfant a été l'objet d'une grande grâce ! "
Et, ce disant, le ton de ta voix reprochait cette grâce au ciel.
Mais ton regard est entré dans le mien et ton jeu est entré dans
mon jeu. Toujours en silence, toujours infiniment correct comme il
convient, je te provoque avec une grande satisfaction. Je te cause,
Folcoche, m'entends-tu ? Oui, tu m'entends. Alors je vais te dire : "
T'es moche ! Tu as les cheveux secs, le menton mal foutu, les
oreilles trop grandes. T'es moche, ma mère. Et si tu savais comme je
ne t'aime pas ! Je te le dis avec la même sincérité que le "
va, je ne te hais point " de Chimène, dont nous étudions en ce
moment le cornélien caractère. Moi, je ne t'aime pas. Je pourrais
te dire que je te hais, mais ça serait moins fort. Oh ! tu peux
durcir ton vert de prunelle, ton vert-de-gris de poison de regard.
Moi, je ne baisserai pas les yeux. D'abord, parce que ça t'emmerde.
Ensuite, parce que Chiffe me regarde avec admiration, lui qui sait
que je tente de battre le record des sept minutes vingt-trois
secondes que j'ai établi l'autre jour et qu'il est en train de
contrôler sans en avoir l'air sur la montre-bracelet de ton propre
poignet. Je te pistolète à mort, aujourd'hui.
Ce faux-jeton de
Cropette me regarde aussi : il est bon qu'il sache que je ne le
crains pas. Il est bon qu'il ait peur, lui, qu'il réfléchisse aux
inconvénients auxquels il s'expose. Je commence à bien lui pincer
les fesses quand c'est nécessaire et je serai bientôt assez fort
pour lui casser sa sale petite gueule, comme dit Petit-Jean
Barbelivien qui ne l'aime pas, car personne, pas même toi qui t'en
sers, personne vraiment ne l'aime. Tu vois, Folcoche, que j'ai mille
raisons de tenir le coup, la paupière haute et ne daignant même pas
ciller. Tu vois que je suis toujours en face de toi, mon regard tendu
vers ta vipère de regard à toi, tendu comme une main et serrant,
serrant tout doucement, serrant jusqu'à ce qu'elle en crève. Hélas
! pure illusion d'optique. Façon de parler. Tu ne crèveras pas. Tu
siffleras encore. Mais ça ne fait rien. Frédie, par de minuscules
coups d'ongle sur la table, vient de m'annoncer que j'ai battu le
record, que j'ai tenu plus de huit minutes la pistolétade. Huit
minutes, Folcoche ! et je continue... Ah ! Folcoche de mon cœur !
Par les yeux, je te crache au nez. Je te crache au front, je te
crache... "
— Frédie ! Tu as fini de faire l'imbécile avec
tes ongles.
C'est fini ! Tu es vaincue. Tu as trouvé le prétexte
pour te détourner. L'héritier présomptif, tu le gratifies d'un
coup de fourchette, pointes en avant, et, moi-même, tu me gratifies
d'un rapide battement de tes cils trop courts, ce qui signifie : "
Petit crétin, je te rattraperai à la première occasion. " Et,
comme je souris au millimètre, d'un sourire à peine perceptible
pour tout autre que toi, tu te venges en réitérant le coup de
fourchette sur le dos de la main de Frédie, en choisissant l'endroit
le plus sensible, à la jointure des doigts, là où l'on compte les
mois de trente ou trente et un jours. Quatre petites perles de sang
apparaissent, parce que tu as frappé un peu trop fort. Frédie me
regarde de travers, maintenant. Papa proteste faiblement :
— Je
t'ai déjà dit, Paule, de n'employer que le dos de la fourchette.
Et
l'abbé, outré, baisse de vertueuses paupières. Il ne s'y fera pas
non plus, celui-là. Il s'en ira bientôt. Tiens ! c'est vrai, je
deviens négligent, j'ai oublié de parler de cet abbé numéro
quatre. Quatre, oui. En voilà déjà deux qui, depuis le père, ont
refusé d'adopter " un système d'éducation trop austère "
(euphémisme sacerdotal !), deux qui ont foutu le camp, au trot, l'un
pour soigner sa mère, l'autre pour soigner sa décalcification. Le
petit nouveau, c'est un séminariste qui s'est engagé pour les
vacances. Il montrait, en arrivant, beaucoup d'enthousiasme. Pénétrer
sous le toit qui a vu naître le plus grand défenseur de l'Église,
pensez donc ! Je crois qu'il commence à trouver notre sainteté
rébarbative et à regretter le séminaire, où l'on se promène,
entre soutanes, six en avant, six à reculons, d'un cœur plus léger
que sous les ombrages humides des platanes de La Belle Angerie. Il
n'en a pas pour longtemps, l'abbé chose, dont le nom ne marque pas
dans ma mémoire.
Mais pourquoi, diable ! pourquoi revois-je encore
le visage de ce doux conscrit de l'évêché ? Voyons, cherche,
Brasse-Bouillon. Eh ! pardi, j'y suis. C'est ce passant qui a
recueilli madame mère dans ses bras épouvantés. Dans ses bras,
oui, le soir même du record. En pleine prière du soir. La tension
nerveuse à laquelle j'ai soumis ma pauvre mère a-t-elle précipité
l'heure de la crise ? Si oui, quelle consolation ! Maintenant je me
souviens de tout, le moindre détail me revient. Je vois ma mère qui
devient toute blanche. Mon père entame allègrement le
Souvenez-vous.
— Souvenez-vous, ô très douce vierge Marie, qu'on
n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux...
" Au fait, qu'est-ce
que c'est qu'une vierge ? " suis-je en train de penser.
Petit-Jean dit que c'est une femme qui n'a pas eu d'enfants. Mais la
sainte Vierge en a eu un. Mme Rezeau se lève en se tenant le ventre.
Frédie me jette un coup d'oeil.
— ... qu'aucun de ceux qui ont eu
recours à votre protection, imploré votre assistance et réclamé
vos suffrages ait été abandonné...
La bonne blague ! J'ai tout
essayé auprès de cette dame, sur la foi de ces paroles. Elle n'a
jamais rien fait pour adoucir Folcoche.
— ... animé d'une pareille
confiance, ô vierge des vierges...
Parce qu'il y a sans doute
plusieurs degrés dans la virginité. On dit bien roi des rois.
—
... je viens, je cours à vous et, gémissant sous le poids de mes
péchés...
Mais, Paule, qu'avez-vous ? Elle gémit, Paule, votre
femme, ô mon père ! Elle gémit sous le poids de ses péchés. Elle
gémit faiblement là où d'autres gueuleraient à pleins poumons.
Elle se tord peu à peu, vacille, essaie de se redresser, puis, d'une
seule masse, s'effondre dans les bras du séminariste qui la reçoit
respectueusement, encore que s'effeuillent à son intention toutes
les pivoines de la terre. Bien entendu, papa s'affole.
— Paule ! Ma
petite Paule ! Mais qu'as-tu ? Allons, l'abbé, transportons-la sur
le Récamier du salon.
Fine ! Fine ! Ah ! mais c'est vrai qu'elle
n'entend pas. Grand signe de détresse, la main tapotant le Sternum.
Alphonsine, à tout hasard, se jette sur la cruche d'eau craonnaise
(donc légèrement trouble) et en vide la moitié sur le front de
Folcoche, qui ne bronche pas. Fichtre ! c'est grave. Nous sommes tous
très intéressés, très mouches du coche. Folcoche se tord
toujours, inconsciente, les deux mains sur le foie. Sa respiration
siffle. Dois-je le dire ? mais nous respirons mieux depuis qu'elle
étouffe. Enfin papa prend le seul parti raisonnable : il saute dans
sa voiture et va chercher Cacor, le médecin de Soledot. Pendant ce
temps, Fine et Bertine Barbelivien, qu'on est allé quérir,
transportent notre mère, la déshabillent, la couchent. Quand le
docteur arrive, elle n'a point repris ses sens.
— Pardi ! fait
Cacor, c'est la Chine. Crise hépatique. Je crains une lithiase
vésiculaire. Il faudra radiographier. Je vais faire une piqûre de
morphine.
— Allez vous coucher, les enfants, dit doucement notre
père.
Je ne dormirai que très tard. C'est que je me souviens de la
mort de grand-mère. Ce désastre avait très vite été consommé.
Est-ce que Dieu, qui se trompa si lourdement ce jour-là, aurait
l'intention de réparer son erreur ? Que sa sainte volonté soit
faite ! Ah ! oui, cela m'arrangerait bien que sa volonté soit faite.
La maison est calme, maintenant. L'odeur de la bouse fraîche me
parvient à travers l'œil-de-bœuf de ma chambre. Barbelivien rentre
de la vacherie, et sa lanterne se balance dans la nuit. Et, dans ma
tête, qui devient lourde, se balance un dernier espoir sacrilège.
A suivre...