samedi 28 avril 2018

L'album de la semaine - Dark side of the moon Pink Floyd - 6 et fin

Les deux derniers morceaux Brain damage et Eclipse

sont inséparables.

1 - Brain Damage

Originellement, la chanson s'appelait Dark Side of the

Moon, mais à cause des répétitions fréquentes de « I'll

see you on the dark side of the moon », l'album a

finalement pris ce nom et la chanson a reçu le titre Brain

Damage. À la radio, les stations diffusaient souvent

Brain Damage et Eclipse ensemble, du fait de leur

enchaînement.

Roger Waters a pris comme thème les troubles mentaux

de Syd Barrett, avec la phrase « I'll see you on the dark

side of the moon » (« je te reverrai sur la face cachée

de la lune ») qui s’explique aussi par sa relation affective

avec Barrett malgré son problème psychiatrique. La

phrase « And if the band you're in starts playing

different tunes » (« Et si ton groupe commence à jouer

d'autres morceaux ») évoque la fin de la collaboration de

Barrett avec le groupe.

Brain Damage comporte une phrase plutôt célèbre, « The

lunatic is on the grass... » (« Le fou est sur l'herbe »).

Les paroles vers la fin de la chanson se rapportent à une

lobotomie frontale. 


2 - Eclipse

La chanson a un ton intense. Vers la fin de la chanson, on

peut entendre un cœur battre pour créer une « boucle »

vers Speak to me. Dans certaines copies de l'album,

quand le cœur commence à battre, on peut entendre une

chanson des Beatles ou d'une symphonie, de fait, après

amplification de ce petit extrait, on reconnaît une

version orchestrale de Ticket to Ride des Beatles. 



1 - Brain Damage

 
The lunatic is on the grass
The lunatic is on the grass
Remembering games and daisy chains and laughs
Got to keep the loonies on the path

The lunatic is in the hall
The lunatics are in my hall
The paper holds their folded faces to the floor
And every day the paper boy brings more

And if the dam breaks open many years too soon
And if there is no room upon the hill
And if your head explodes with dark forebodings too
I'll see you on the dark side of the moon

The lunatic is in my head
The lunatic is in my head
You raise the blade, you make the change
You re-arrange me 'til I'm sane
You lock…


2 - Eclipse

 
 All that you touch
All that you see
All that you taste
All you feel.
All that you love
All that you hate
All you distrust
All you save.
All that you give
All that you deal
All that you buy,
beg, borrow or steal.
All you create
All you destroy
All that you do
All that you say.
All that you eat
And everyone you meet
All that you slight
And everyone you fight.
All that is now
All that is gone
All that's to come
and everything under
the sun is in tune
but the sun
is eclipsed by the moon.

"There is no dark side
of the moon really.
Matter of fact
it's all dark.

Mes 100 films - 100 bandes annonce - 99 - Elle et lui

Elle et lui (1957) Leo Mc Carey

Cary Grant, Deborah Kerr

Remake superbe de son "Love Affair" (1939) que Leo

McCarey conduit de main de maître, faisant voisiner le

tragique et le rire, le comique et les larmes! Ce qui

surprend encore aujourd'hui est la façon dont le metteur

en scène a su déjouer intelligemment la mièvrerie et les

poncifs du genre! Le couple Cary Grant-Deborah Kerr est

magique et vous marque à jamais...comme ce rendez-vous

« manqué » au sommet de l'Empire State Bulding.

Classique absolu du romantisme américain avec de

l’émotion sans sensiblerie, on n'en finirait pas de

dénombrer les richesses d'un mélo flamboyant qui est

assurément de la même nature, douce et terriblement

belle, que certaines oeuvres de John M. Stahl et Douglas

Sirk! On notera aussi la beauté des gestes et une habile

utilisation de la musique accentuant la caractère tragique

de ce joyau éternel du 7ème art où il n'y a aucune honte

à verser une petite larme..

.

vendredi 27 avril 2018

L'album de la semaine - Dark side of the moon - Pink Floyd - 5


Any colour you like

L'origine du titre est nébuleuse. Elle pourrait faire

allusion à la réponse « You can have it any colour you

like » fréquemment donnée par l'un des technicien de

studio lorsque l'on lui posait des questions, en référence

à la description donnée par Henry Ford à propos de sa

voiture Model T: « You can have it any color you like, as

long as it's black. » (« Vous pouvez l'avoir dans la couleur

que vous voulez, tant que c'est du noir »). 

 

Mes 100 films - 100 bandes annonce - 98 - Stand by me

Stand by me (1986) Rob Reiner

River Phoenix, Richard Dreyfuss

Dans cet hymne tendre et fort comme un rêve retrouvé,

Rob Reiner adapte "The Body", une nouvelle du maître de

l’épouvante Stephen King! Mais ici pas d'horreur ni

d'hèmoglobine, le romancier puise dans ses souvenirs

pour décrire la pèriode fragile du passage de l'enfance à

l'adolescence! Crises de fou rire, anecdotes contées au

coin du feu et émotions partagées: sur les rythmes

nostalgiques des vieux rocks des sixties (le mythique

"Stand by me" de Ben E.King), le cinéaste découvre la

sensibilité des quatre enfants au fil de leur quête!

Quatre gamins mal aimés de leurs parents, qui partent à

la recherche du corps d'un enfant disparu! Semée

d'embûches, cette magnifique traversée de la campagne

américaine de l’Oregon devient un rite initiatique et se

transforme en une ode douloureuse sur l'enfance! Les

jeunes acteurs Corey Feldman, Wil Wheaton, Jerry

O'Connell et surtout River Phoenix sont d'un naturel et

d'une vérité stupéfiants volant même la vedette à

Richard Dreyfus, émouvant en écrivain hanté par le

passé! Le fabuleux numéro de River qui s'effondre en

pleurs en se confiant à son ami à propos d'une somme

d'argent injustement volée, est particulièrement

déchirant! Quant au plan final du pacifique Chris

Chambers qui disparaît de l’écran, c'est une image aussi

poignante que prophétique, puisqu'au delà du sort du

personnage dans le film, elle fait écho à la mort de River

en 1993 d'une overdose à l'âge de vingt-trois ans! Reiner

épie les frissons, les joies, les blessures de ces quatre

scouts blasphémateurs! C'est à la fois tragique et drôle,

trouble et innocent! Comme l'enfance! 
 

Incipit 58 - 20 000 lieues sous les mers - Jules Verne


Un monstre marin, « une chose énorme », ayant été

signalé par plusieurs navires à travers le monde, une

expédition est organisée sur l’Abraham Lincoln, frégate

américaine, pour purger les mers de ce monstre

inquiétant. A bord se trouvent le Français Pierre

Aronnax, professeur au Muséum de Paris, et Conseil, son

fidèle domestique.

Une fois parvenus en vue du monstre, deux immenses

trombes d’eau s’abattent sur le pont de la frégate,

précipitant Aronnax, Conseil et le harponneur canadien

Ned Land sur le dos du monstre… qui se révèle être un

fabuleux sous-marin, le Nautilus, conçu et commandé par

un étrange personnage, le capitaine Nemo, qui paraît

farouchement hostile à toute l’humanité !

Condamnés à ne plus jamais revoir leur patrie, leurs

parents, leurs amis, la plus extraordinaire aventure

commence pourtant pour les trois hommes...

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L’année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un

phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n’a

sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient

les populations des ports et surexcitaient l’esprit public à

l’intérieur des continents, les gens de mer furent

particulièrement émus. Les négociants, armateurs,

capitaines de navires, skippers et masters de l’Europe et

de l’Amérique, officiers des marines militaires de tous

pays, et, après eux, les gouvernements des divers États

des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus

haut point. En effet, depuis quelque temps, plusieurs

navires s’étaient rencontrés sur mer avec « une chose

énorme », un objet long, fusiforme, parfois

phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapide

qu’une baleine

jeudi 26 avril 2018

L'album de la semaine - Dark side of the moon - Pink Floyd - 4



Us and them:

Une bonne partie de la chanson a été conçue par Wright

bien avant l’enregistrement de Dark side of the moon. Il

s’agissait d’une improvisation pour le film Zabriskie Point

de Michelangelo Antonioni (1970), dont Pink Floyd a

composé une partie de la bande originale. Antonioni était

très exigeant avec le groupe, refusant presque tout ce

qu’il lui proposait. Par dépit et par fatigue, Wright s’est

mis à pianoter, alors que sur un écran était projeté un

des rushes du film, montrant une scène détaillant la

répression d’une manifestation. Le reste du groupe a

aussitôt aimé ce qu’il a joué, mais pas Antonioni, qui a

répondu : « C’est magnifique, mais trop triste. Cela me

rappelle trop l’église ». Le résultat, nommé alors The

Violent Sequence, ne fut pas retenu et est finalement

apparu sur Dark Side of the Moon



 

Us, and them

And after all we're only ordinary men.

Me, and you.

God only knows it's noz what we would choose to do.

Forward he cried from the rear

and the front rank died.

And the general sat and the lines on the map

moved from side to side.

Black and blue

And who knows which is which and who is who.

Up and down.

But in the end it's only round and round.

Haven't you heard it's a battle of words

The poster bearer cried.

Listen son, said the man with the gun

There's room for you inside.


"I mean, they're not gunna kill ya, so if you give 'em a

quick short,

sharp, shock, they won't do it again. Dig it? I mean he

get off

lightly, 'cos I would've given him a thrashing - I only hit

him once!

It was only a difference of opinion, but really...I mean

good manners

don't cost nothing do they, eh?"

Down and out

It can't be helped but there's a lot of it about.

With, without.

And who'll deny it's what the fighting's all about?

Out of the way, it's a busy day

I've got things on my mind.

For the want of the price of tea and a slice

The old man died.

Mes 100 films - 100 bandes annonce - 97 - The princess bride

Princess bride (1988) Rob Reiner
.
C. Elwes, R. Wright

Un petit chef d'oeuvre malheureusement méconnu. Une

histoire en soi assez classique, mais magnifiquement

servie par des dialogues cultes et un humour à toute

épreuve, que ce soit le cultissime "Buenos Dias. Je

m'appelle Inigo Montoya. Tu as tué mon père. Prépare toi

à mourir", en passant par des histoires de brouette,

d'albinos et d'homme à 6 doigts. Des combats orchestrés

par Bob Anderson (doublure de Dark Vador et maître

d'armes de la trilogie du Seigneur des Anneaux), un très

bon casting avec mention spéciale à Wallace Shawn

("C'est inconcevable", "Quand je t'ai trouvé tu étais

tellement saoul que tu ne pouvais même plus commander

un verre !") et Mandy Patinkin, ce dernier campant un

Inigo Montoya digne des plus grand. On en oublie les

effets spéciaux en papier mâché et le scénario

dégoulinant. Un film magique pour les enfants, un film

culte pour les autres. A dévorer sans modération.