dimanche 25 septembre 2022

jeudi 22 septembre 2022

mardi 20 septembre 2022

Les recettes (faciles) de tatie Chouchoune - La baguette pizza

La pizza baguette, vite prête, vite faite...


Pour 2 personnes :

  • Préchauffez votre four

  • Coupez une 1/2 baguette dans le sens de la longueur, enlevez la mie.

  • Mettez le pain sous le grill 3/4 minutes.

  • Arrosez d'un filet d'huile d'olive.

  • Mettez du coulis de tomates.

  • Ajoutez un oignon émincé, des rondelles de tomates ou des tomates cerises coupées en deux, des dés de jambon et/ou de feta, des olives noires et du gruyère râpé ou du parmesan.

  • Eventuellement salez et poivrez, un peu selon votre goût.

  • Rajoutez un filet d'huile d'olive ou piquante.

  • Mettez sous le grill pendant 7/8 minutes.

A déguster telle quelle avec une salade verte pour un dîner vite fait ou coupée en morceaux pour un apéritif.

En fait vous y mettez ce que vous voulez. Anchois, chorizo, restes du poulet de la veille... C'est à vous de voir. Ce soir vous sentez vous Marguerite ou Reine, voire Royale et pourquoi pas Orientale ???? Bon ap !

lundi 19 septembre 2022

Prenons le temps de Trenet - 62 Vous qui passez sans me voir (1936)


Prenons le temps de Trenet

C’est lundi ? Uncoup de mou ?

Un Trenet et ça repart

62

Vous qui passez sans me voir (1936)

par. C. Trenet – mus. J. Hess et P. Misraki



dimanche 18 septembre 2022

Les énigmes de l’histoire de France 3 Les vrais mystères de Jeanne d’Arc


 Les énigmes de l’histoire de France

3

Les vrais mystères de Jeanne d’Arc

Dimanche prochain

La St Barthélémy une nuit très obscure

samedi 17 septembre 2022

Jean Racine - Phèdre - Le récit de Théramène

 

Jean Racine - Phèdre

Le récit de Théramène

lu par Jean Vilar

THERAMENE
A peine nous sortions des portes de Trézène,
Il était sur son char. Ses gardes affligés
Imitaient son silence, autour de lui rangés ;
Il suivait tout pensif le chemin de Mycènes ;
Sa main sur ses chevaux laissait flotter les rênes.
Ses superbes coursiers, qu'on voyait autrefois
Pleins d'une ardeur si noble obéir à sa voix,
L'œil morne maintenant et la tête baissée,
Semblaient se conformer à sa triste pensée.

Un effroyable cri, sorti du fond des flots,
Des airs en ce moment a troublé le repos ;
Et du sein de la terre une voix formidable
Répond en gémissant à ce cri redoutable.
Jusqu'au fond de nos cœurs notre sang s'est glacé ;
Des coursiers attentifs le crin s'est hérissé.

Cependant sur le dos de la plaine liquide
S'élève à gros bouillons une montagne humide ;
L'onde approche, se brise, et vomit à nos yeux,
Parmi des flots d'écume, un monstre furieux.
Son front large est armé de cornes menaçantes,
Tout son corps est couvert d'écailles jaunissantes,
Indomptable taureau, dragon impétueux,
Sa croupe se recourbe en replis tortueux.
Ses longs mugissements font trembler le rivage.
Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage,
La terre s'en émeut, l'air en est infecté,
Le flot qui l'apporta recule épouvanté.

Tout fuit, et sans s'armer d'un courage inutile,
Dans le temple voisin chacun cherche un asile.
Hippolyte lui seul, digne fils d'un héros,
Arrête ses coursiers, saisit ses javelots,
Pousse au monstre, et d'un dard lancé d'une main sûre,
Il lui fait dans le flanc une large blessure.
De rage et de douleur le monstre bondissant
Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant,
Se roule, et leur présente une gueule enflammée,
Qui les couvre de feu, de sang et de fumée.
La fureur les emporte, et sourds à cette fois,
Ils ne connaissent plus ni le frein ni la voix.
En efforts impuissants leur maître se consume,
Ils rougissent le mors d'une sanglante écume.
On dit qu'on a vu même, en ce désordre affreux,
Un dieu qui d'aiguillons pressait leur flanc poudreux.

A travers des rochers la peur les précipite.
L'essieu crie et se rompt. L'intrépide Hippolyte
Voit voler en éclats tout son char fracassé.
Dans les rênes lui-même il tombe embarrassé.
Excusez ma douleur. Cette image cruelle
Sera pour moi de pleurs une source éternelle.
J'ai vu, Seigneur, j'ai vu votre malheureux fils
Traîné par les chevaux que sa main a nourris.
Il veut les rappeler, et sa voix les effraie ;
Ils courent. Tout son corps n'est bientôt qu'une plaie.
De nos cris douloureux la plaine retentit.
Leur fougue impétueuse enfin se ralentit.
Ils s'arrêtent non loin de ces tombeaux antiques
Où des Rois nos aïeux sont les froides reliques.
J'y cours en soupirant, et sa garde me suit.
De son généreux sang la trace nous conduit.
Les rochers en sont teints ; les ronces dégouttantes
Portent de ses cheveux les dépouilles sanglantes.
J'arrive, je l'appelle, et me tendant la main,
Il ouvre un œil mourant qu'il referme soudain.

« Le ciel, dit-il, m'arrache une innocente vie.
Prends soin après ma mort de ma chère Aricie.
Cher ami, si mon père un jour désabusé
Plaint le malheur d'un fils faussement accusé,
Pour apaiser mon sang et mon ombre plaintive,
Dis-lui qu'avec douceur il traite sa captive,
Qu'il lui rende...» A ce mot ce héros expiré
N'a laissé dans mes bras qu'un corps défiguré,
Triste objet, où des Dieux triomphe la colère,
Et que méconnaîtrait l'œil même de son père.

jeudi 15 septembre 2022