jeudi 26 avril 2018

L'album de la semaine - Dark side of the moon - Pink Floyd - 4



Us and them:

Une bonne partie de la chanson a été conçue par Wright

bien avant l’enregistrement de Dark side of the moon. Il

s’agissait d’une improvisation pour le film Zabriskie Point

de Michelangelo Antonioni (1970), dont Pink Floyd a

composé une partie de la bande originale. Antonioni était

très exigeant avec le groupe, refusant presque tout ce

qu’il lui proposait. Par dépit et par fatigue, Wright s’est

mis à pianoter, alors que sur un écran était projeté un

des rushes du film, montrant une scène détaillant la

répression d’une manifestation. Le reste du groupe a

aussitôt aimé ce qu’il a joué, mais pas Antonioni, qui a

répondu : « C’est magnifique, mais trop triste. Cela me

rappelle trop l’église ». Le résultat, nommé alors The

Violent Sequence, ne fut pas retenu et est finalement

apparu sur Dark Side of the Moon



 

Us, and them

And after all we're only ordinary men.

Me, and you.

God only knows it's noz what we would choose to do.

Forward he cried from the rear

and the front rank died.

And the general sat and the lines on the map

moved from side to side.

Black and blue

And who knows which is which and who is who.

Up and down.

But in the end it's only round and round.

Haven't you heard it's a battle of words

The poster bearer cried.

Listen son, said the man with the gun

There's room for you inside.


"I mean, they're not gunna kill ya, so if you give 'em a

quick short,

sharp, shock, they won't do it again. Dig it? I mean he

get off

lightly, 'cos I would've given him a thrashing - I only hit

him once!

It was only a difference of opinion, but really...I mean

good manners

don't cost nothing do they, eh?"

Down and out

It can't be helped but there's a lot of it about.

With, without.

And who'll deny it's what the fighting's all about?

Out of the way, it's a busy day

I've got things on my mind.

For the want of the price of tea and a slice

The old man died.

Mes 100 films - 100 bandes annonce - 97 - The princess bride

Princess bride (1988) Rob Reiner
.
C. Elwes, R. Wright

Un petit chef d'oeuvre malheureusement méconnu. Une

histoire en soi assez classique, mais magnifiquement

servie par des dialogues cultes et un humour à toute

épreuve, que ce soit le cultissime "Buenos Dias. Je

m'appelle Inigo Montoya. Tu as tué mon père. Prépare toi

à mourir", en passant par des histoires de brouette,

d'albinos et d'homme à 6 doigts. Des combats orchestrés

par Bob Anderson (doublure de Dark Vador et maître

d'armes de la trilogie du Seigneur des Anneaux), un très

bon casting avec mention spéciale à Wallace Shawn

("C'est inconcevable", "Quand je t'ai trouvé tu étais

tellement saoul que tu ne pouvais même plus commander

un verre !") et Mandy Patinkin, ce dernier campant un

Inigo Montoya digne des plus grand. On en oublie les

effets spéciaux en papier mâché et le scénario

dégoulinant. Un film magique pour les enfants, un film

culte pour les autres. A dévorer sans modération.


mercredi 25 avril 2018

L'album de la semaine - Dark side of the moon - Pink Floyd - 3




1 - The great gig in the sky

Ce morceau emblématique de l’album est marqué par

l’invraisemblable improvisation vocale de Clare Torry.

Le groupe ayant une base musicale composée par Richard

Wright cherchait une voix à apposer sur la piste. Ils

demandèrent alors à cette chanteuse, qu'on venait juste

de leur présenter, de penser à l'horreur, à la mort, et de

chanter. Après quelques prises, elle sortit et s'excusa,

persuadée d'avoir mal chanté. Mais tout le monde dans le

studio fut bluffé par sa performance.



Clare Torry fut payée 30 £ de l'heure pour la prise de
son, soit 100 £ au total, ce qui était le tarif normal pour une choriste de studio qui interprète une œuvre. Mais, dans le cas présent, elle avait effectué une improvisation personnelle qui valait une création artistique et donnait donc droit à la perception de droits d'auteur. C'est à ce titre qu'elle réclama à EMI en 2004 - et finit par obtenir - le versement de royalties.
Bien qu'il n'y ait pas de réelles paroles, on peut entendre au début de la chanson un homme dire : And I am not frightened of dying. Any time will do; I don't mind. Why should I be frightened of dying? There's no reason for it—you've gotta go sometime. (Et je n'ai pas peur de mourir. Qu'elle vienne à n'importe quel moment, je m'en fiche. Pourquoi devrais-je avoir peur de mourir ? Il n'y a aucune raison pour ça, tu dois t'en aller un jour) ; et aux environs de 3:35 une voix de femme : I never said I was frightened of dying (Je n'ai jamais dit que j'avais peur de mourir).
2 - Money
Avec le son de pièces de monnaie tombant au sol , Money

se moque de l'avidité et du consumérisme des gens, par

l'usage de paroles ironiques et des effets sonores liés à

l'argent (ironiquement, le single Money fut la chanson la

plus vendue de l'album) 

 
Money, get away.

Get a good job with good pay and you're okay.

Money, it's a gas.

Grab that cash with both hands and make a stash.

New car, caviar, four star daydream,

Think I'll buy me a football team.

Money, get back.

I'm all right Jack keep your hands off of my stack.

Money, it's a hit.

Don't give me that do goody good bullshit.

I'm in the high-fidelity first class traveling set

And I think I need a Lear jet.

Money, it's a crime.

Share it fairly but don't take a slice of my pie.

Money, so they say

Is the root of all evil today.

But if you ask for a raise it's no surprise that they're

giving none away.

"HuHuh! I was in the right!"

"Yes, absolutely in the right!"

"I certainly was in the right!"

"You was definitely in the right. That geezer was cruising
for a bruising!"

"Yeah!"

"Why does anyone do anything?"

"I don't know, I was really drunk at the time!"

"I was just telling him, he couldn't get into number 2. He

was asking

why he wasn't coming up on freely, after I was yelling

and screaming and telling him why he wasn't coming up on

freely.

It came as a heavy blow, but we sorted the matter out"

Mes 100 films - 100 bandes annonce - 96 - La vie privée de Sherlock Holmes

La vie privée de Sherlock Holmes (2003) Billy Wilder

R. Stephen, C. Blakeley, G. Page, C. Lee

Si ce n'est pas la meilleure oeuvre de Billy Wilder, c'est

sans conteste la plus belle. Ce n'est pas tant l'extrême

raffinement au niveau des costumes et des décors, ni la

superbe photographie, ni les magnifiques paysages

écossais, ni le jeu des comédiens formidables, ni le

scénario plein de rebondissements et de subtilités, ni la

finesse des dialogues étincelants, ni l'humour à froid

pleinement maîtrisé qui m'a fait la plus forte impression.

C'est en fait la mélancolie et la tendresse qui traversent 

le film accentuées par une très belle BO de Miklós Rózsa, 

Donc si vous aimez l'oeuvre de Billy Wilder, vous aimerez 

ce film, si vous aimez le mythe de Sherlock Holmes, vous 

aimerez ce film qui est certainement le meilleur sur ce 

dernier, et si vous aimez le Septième art dans toute sa 

noblesse, alors c'est sûr vous aimerez ce film. 

 

mardi 24 avril 2018

L'album de la semaine - Dark side of the moon - Pink Floyd - 2

2 – On the run - Time


 Time
Ticking away the moments that make up a dull day
You fritter and waste the hours in an offhand way.
Kicking around on a piece of ground in your home town
Waiting for someone or something to show you the way.

Tired of lying in the sunshine staying home to watch the rain.
You are young and life is long and there is time to kill today.
And then one day you find ten years have got behind you.
No one told you when to run, you missed the starting gun.

So you run and you run to catch up with the sun but it's sinking
Racing around to come up behind you again.
The sun is the same in a relative way but you're older,
Shorter of breath and one day closer to death.

Every year is getting shorter never seem to find the time.
Plans that either come to naught or half a page of scribbled lines
Hanging on in quiet desperation is the English way
The time is gone, the song is over,
Thought I'd something more to say.




Rendez-vous avec X - Edgar Hoover 2ème partie


Il n’y a rien à la télé, écoutez la radio.

Rendez-vous avec X – Edgar Hoover le plus grand salaud d'Amérique 2ème partie


Mes 100 films - 100 bandes annonce - 95 - Le train sifflera 3 fois


Le train sifflera 3 fois (1952) Fred Zinnemann

G. Cooper, G. Kelly, K. Jurado

Considéré à raison comme l'un des westerns les plus

importants, ce petit bijou est aussi un film important

dans l'histoire du cinéma et celle des USA. Manifeste

anti-maccarthysme, le film montre une des pires

faiblesses de la nature humaine à savoir la lâcheté. Seul,

se retrouvant au fur et à mesure isolé même, le marshall

Kane fera front malgré tout. L'attente se révélera

souvent insoutenable et le scénario ne repose sur pas

grand chose pour retenir le spectateur mais ça s'avère

suffisant grâce au talent des interprètes et surtout à la

diversité des situations. Simple, efficace et limpide, le

film fonce vers sa résolution violente et finit par un plan

d'une puissance inouïe. Les qualités plastiques du film

sont évidentes avec cette maîtrise du cadre, de la

lumière et du découpage, ce qui fait que l'on reste

accroché d'un bout à l'autre. Bien sûr, l'engagement

politique du film lui vaudra quelques ennemis et plus

particulièrement John Wayne qui embarquera Howard

Hawks avec lui pour signer l'exact contraire, à savoir le

magnifique "Rio Bravo".