mardi 19 novembre 2019

Anagrammes - 5

 
Les paradoxes du chat beurré
Étant donné qu’un chat retombe toujours sur ses pattes et qu’une tartine beurrée s’écrase systématiquement sur le côté beurré, que se passerait-il si on laissait tomber un chat sur le dos duquel on aurait préalablement fixé une tartine beurrée ? Certains spécialistes pensent que le félin lévitera pour éviter de prendre parti ; d’autres parient que le souple quadrupède finira par imposer la loi de sa chute ; d’autres encore clament que la tartine ne saurait enfreindre la loi de l’emmerdement maximum qui lui colle à la peau ; enfin, il y a ceux qui expliquent que le comportement du chat et celui de la tartine sont si fondamentalement contradictoires que, associés l’un à l’autre, ils engendrent un certain nombre de paradoxes. Et, pour peu que l’alcool s’en mêle, leur résolution, toujours hasardeuse, devient vite un
aléa chaud d’experts bourrés.
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Jean-François Champollion, conservateur du département d’égyptologie au musée du Louvre
« Ce n’était plus la simplicité antique. Ce n’était plus la noble gravité des monuments pharaoniques. Rien que la décadence de l’art égyptien sous les Ptolémées. »
Ses travaux terminés à Edfou, Champollion alla reposer ses yeux, fatigués des mauvais hiéroglyphes et des pitoyables sculptures, dans les tombeaux de l’ancienne ville d’Éléthya. Ce samedi 28 février 1829, il fut accueilli par la pluie, qui redoubla pendant la nuit, avec tonnerre et éclairs. L’attendaient, dans un temple de la seconde enceinte, de magnifiques inscriptions en caractères hiératiques, qui ne renfermaient pas, comme on l’avait cru si longtemps, de hautes spéculations philosophiques, mais relataient tout simplement l’histoire du lieu.
À la lueur fauve d’un gros lampion dépoli, et gouvernant mon émoi, je décrypte des cartouches.
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Leonard Bernstein
L’art de bien sonner
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Roméo Montaigu et Juliette Capulet
ROMÉO, du verger.
« Adieu. Je ne perdrai jamais une occasion De t’envoyer mon salut, cher amour.
JULIETTE 
Oh ! penses-tu que nous nous reverrons ? »
ROMÉO
Écoute, je l’imagine, la mort peut tout.
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L’origine de l’Univers
L’Univers a émergé d’un lieu mystérieux, disent les récits cosmogoniques, un lieu illimité et fertile, une sorte de tohu-bohu où titubaient la matière, l’espace et le temps. Mais, curieusement, pas la lumière : ce monde avant la lettre baignait dans l’obscurité, jusqu’à ce que la nuit se retire pour laisser place au premier jour. Au commencement,  
un vide noir grésille.

Incipit 82 - Prix Goncourt 1915 - Gaspard - René Benjamin

René Benjamin (1885-1948) est un écrivain, journaliste et conférencier. Prix Goncourt en 1915 pour son roman "Gaspard’’ qu'il écrivit à l'hôpital de Tours où il séjourna plusieurs mois, ayant été gravement blessé dès le mois de septembre 1914. Il a été reçu à l’académie Goncourt en 1938. Ami de Maurras et de Léon Daudet, il soutint le maréchal Pétain pendant l’occupation allemande.

Dans la Chartreuse de Parme, Fabrice del Dongo, qui assiste à la journée de Waterloo, ne rapporte de ce grand spectacle que le souvenir d'une conversation avec une cantinière. Gaspard a pu traverser ainsi de chaudes affaires sans apercevoir même une tête de Boche; blessé et ramené à l'arrière, il en rencontre pour la première fois dans une gare de la Touraine où stationne un train de prisonniers. Cependant Gaspard, qui est philosophe, non à la façon du jeune aristocrate de Stendhal mais comme un marchand d'escargots de la rue de la Gaité, ne s'étonne point, - et on l'étonne difficilement; il se borne à remarquer, avec une tranquille bravoure: - Dans ce métier-là, il ne faut pas chercher à comprendre.

C'était la grande semaine d'Août 1914, où chaque ville de chaque province offrit un régiment à la France. A...., chef-lieu de terre normande, eut le sien, comme les autres, à assembler et à équiper. Ses maisons et leurs habitants n'ont pourtant rien de guerrier. Race avant tout pratique. Vous lisez clairement dans tous les yeux que deux et deux font quatre, dans certains le regret que deux et deux ne fassent cinq. Mais dans aucun vous ne voyez briller le désir vibrant de sonner la charge.
Les casernes se cachent; on ne les trouve pas seul : il faut qu'un soldat vous mène. La première est un antique couvent, dans un cul-de-sac. Et la seconde, du siècle dernier, est dans un autre cul-de-sac.
Quand les quartiers sont consignés, que les rues sont vides, les gens chez eux, — l'été, vers deux heures, — lorsque la ville somnole et que les nuages glissent lentement, on aurait peine à croire que de A.,,, il pût sortir un vrai régiment, solide et discipliné, qui marche en cadence, avec un bruit de baïonnettes et de souliers ferrés. Et pourtant, ce miracle s'est accompli.

Petites et grandes histoires des chansons - 124 - Me and Bobby Mc Gee


Il n’y a rien à la télé, écoutez la radio

Petite histoire, petits secrets de chansons qui ont

marqué nos mémoires

Chroniques de Bertrand Dicale sur France info.

Aujourd'hui "Me and Bobby Mc Gee"

lundi 18 novembre 2019

Opéra - Y avait-il une vie avant Pavarotti? Franco Corelli

Certains, beaucoup, considèrent Franco Corelli comme le plus grand ténor de la deuxième partie du XXème siècle.
Interrogé un jour sur le si bémol de la fin de l’aria « Celeste Aida », Nikolaus Harnoncourt déclara que la nuance ‘’diminuando morendo’’ (diminué en mourant) indiquée par Verdi relevait d’un sadisme de compositeur et que les chefs d’orchestre devaient admettre que cette nuance était, en pratique, impossible à exécuter pour la majorité des ténors. Franco Corelli n’appartenait pas à cette majorité. Son  morendo est non seulement parfait techniquement, mais il est expressif : il justifie la demande de Verdi.  
 Dieu sait pourtant si l’on moqua, en son temps, les effets vocaux de Corelli. Les « smorzandi » ( synonyme de diminuando) qu’il avait tendance à faire valoir sur l’aigu, ne se comparaient qu’à sa propension à tenir pendant treize secondes des notes qui pouvaient aussi bien n’en durer que trois. Et cela sans même parler des fameux « sanglots » qu’il saupoudrait un peu partout comme pour ajouter au pathos des situations. Tout cela est parfaitement illustré dans ‘’E lucevan le stelle’’ de Tosca.
Les critiques, de moins en moins nombreux avec le temps, faisaient la fine bouche devant ces excès vocaux. Mais Franco Corelli enthousiasmait les foules. Dans ‘’E lucevan le stelle’’ je vous fais grâce des 4 minutes d’applaudissements qui suivent,,,
Longtemps, ces prouesses techniques mêlées d’accommodements avec le solfège tempérèrent l’exemplarité de Corelli. Peut-être ces limites imposées à son rayonnement furent-elles aussi, pour les doctes observateurs, l’expression d’une pudeur. Pudeur face à l’évidence presque gênante, presque indécente, presque obscène : quand Corelli parut, il devint aussitôt indispensable.

La radio mémoire du XXème siècle - Attentat contre P. Laval - 27 aoùut 1941

A l’exception de Jacques Doriot, retenu en Bretagne, tout le gratin du Collaborationnisme français s’est donné rendez-vous près de Versailles afin de célébrer, à la caserne Borgnis-Desbordes, la première prise d’armes de la LVF, qui marquera également le premier levé officiel du drapeau français en zone occupée depuis l’Armistice de juin 1940.

Parmi les personnalités, on remarque même un invité-surprise: Pierre Laval, l’ancien vice-Président du Conseil, brutalement "démissionné" par Pétain en décembre 1940.

Resté depuis sans affectation officielle, mais sous la protection de l’ambassade d’Allemagne, Laval a manifestement décidé de profiter de l’événement pour se rappeler au souvenir de chacun.

Peu après 18h00, et alors que la cérémonie s’est jusque-là déroulée sans anicroche, c’est le coup de théâtre. Des coups de feu éclatent. On a tiré sur Laval et sur Déat, vers lesquels toute l’assistance se précipite.

Le coupable est un jeune chômeur de 21 ans, Paul Collette, qui, profitant de la foule, est parvenu à s’approcher des deux hommes, et à sortir son arme, un pistolet automatique de 6.35mm, dont le petit calibre va néanmoins permettre à Laval et Déat d'en réchapper.

L’émotion est intense, Quasiment lynché par les Légionnaires, Collette est finalement conduit au commissariat où les enquêteurs vont s’efforcer, pendant des jours, de lui faire avouer les rouages de son complot, tant chacun est convaincu qu’il ne peut s’agir que d’un complot, orchestré par les Gaullistes, les Communistes, les Pétainistes, ou même les partisans d’Eugène Deloncle.

Collette, pourtant, a agi seul et sur le modèle de Georg Elser, ce modeste menuisier souabe qui, en 1939, avait lui aussi, et de sa propre initiative, tenté d’assassiner Adolf Hitler.

Laval et Déat survivront à leurs blessures, et reviendront même aux affaires, mais l’attentat a complètement éclipsé ce qui devait être la grande fête de la LVF, dont le départ pour le Front de l’Est, ou plus exactement pour un camp d’entraînement polonais, est reporté au 4 septembre, et désormais organisé dans la plus grande discrétion…


Petites et grandes histoires des chansons - 123 - Ca plane pour moi


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dimanche 17 novembre 2019

Petites et grandes histoires des chansons - 122 - We are the world

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