Ma
génération a appris ''à lire'' avec l'apparition du Livre de poche
en 1953. Souvenirs... Ses cent premières couvertures.
samedi 15 août 2015
vendredi 14 août 2015
L'homme de ma vie - 2
Ma
vie a littéralement basculé une après-midi de mars 1975 sur une
plage au bord du fleuve Congo.
J’avais
rencontré Detlef 15 jours auparavant. J’en savais un peu plus sur
lui. Il était allemand et travaillait comme interprète à
l’ambassade de RDA à Brazzaville. A cette époque le mur de Berlin
tenait encore solidement. Cela impliquait un contrôle permanent de
ses allées et venues, la mise au coffre de l’ambassade de son
passeport, l’interdiction de rencontrer des occidentaux. Ses
relations ne pouvaient être que du personnel des ambassades des
‘’pays frères’’ ou des congolais. Cela ne facilitait pas nos
rencontres. Nous nous étions revus. Un peu. Pas beaucoup.
Furtivement. Difficilement. Quatre ou cinq fois j’avais été le
chercher vers 20h dans les faubourgs de Brazzaville et je le ramenais
chez moi caché sous une couverture sur la banquette arrière de la
voiture. Je le ramenais là où je l’avais pris vers 23h. De là il
prenait un taxi pour rentrer chez son ‘’chef’’ où il
habitait.
Je
ne m’étais pas remis du choc de notre rencontre. Lui non plus. Et
ces rencontres furtives et romanesques n’atténuaient pas la
passion que je sentais monter en moi. Je n’avais jamais ressenti
quelque chose qui approchât la violence de ce sentiment. J’avais
30 ans ! C’’était comme l’explosion d’un printemps tardif.
J’étais
à Brazza pour un remplacement de 3 mois et je devais repartir au
Gabon, à Port-Gentil, un mois plus tard. Je ne pouvais pas imaginer
une séparation. Je n’en dormais plus et dans mes insomnies j’avais
imaginé une solution dont je ne voyais pas le côté insensé.
Ce
dimanche-là j’avais été le chercher discrètement et je l’avais
emmené sur cette petite plage sur les bords du Congo. Il n’y avait personne et j’avais
besoin de lui parler. Cela tenait en peu de mots.
‘’Je
repars dans un mois à Port-Gentil. Je ne peux pas envisager de te
quitter. Voilà ce que je te propose. Je démissionne et tu viens
avec moi en France’’.
En
voyant la tête de Detlef, je découvre l’énormité de ce que je
viens de dire.
‘’Tu
te rends compte de ce que tu veux faire ?’’ Sa voix tremblait.
‘’Oui’’
!
L’assurance
de ma voix tentait de cacher le bouillonnement de mon sang dans mes
veines et de mes pensées.
‘’Il
faut que je réfléchisse’’. Son visage s’était refermé. Son
regard soudain vide semblait tourné vers l’intérieur. Pour la
première fois je remarquais chez lui, malgré sa jeunesse, vingt
ans, et une apparente fragilité physique, une force et une volonté
insoupçonnées. Il s’est éloigné d’une vingtaine de mètres.
Il s’est assis au bord du fleuve, le regard fixé sur le courant,
les mains fouillant le sable noir. Au bout de quinze minutes il est
revenu vers moi. Le visage apaisé, les yeux brillants. Il avait
pleuré.
‘’Je
pars avec toi Renaud’’
Nous
sommes tombés dans les bras l’un de l’autre. Je n’ai plus
jamais ressenti une émotion d’une telle intensité.
Il
s’est légèrement écarté de moi :’’ Ça va être difficile
Renaud. Tu sais comment on va faire ?’’
‘’Oui’’
! Ce fut à son égard mon premier mensonge !
Les
mots, une fois prononcés, ont une toute autre épaisseur qu’une
histoire imaginée dans une nuit sans sommeil. Partir ? Oui ! Mais
où, quand, comment ? Je me rendais compte de l’effet dévastateur
et des conséquences d’un coup de foudre au détour d’une gondole
de supermarché et d’une après-midi romantique au bord du Congo.
J’avais trois semaines devant moi. J’étais à la fois angoissé
et déterminé. Pour la première fois de ma vie je me sentais
‘’engagé’’ vis-à-vis de quelqu’un. Jusque-là je m’étais
laissé porter par les évènements. Même mon départ pour l’Afrique
s’était fait sans vraiment que je m’en rende compte. Il avait
suffi d’un CV envoyé un matin sur un coup de colère à une
société et tout s’était fait en deux mois. Mais là, j’étais
responsable d’une décision qui n’engageait pas que moi. L’idée
d’un échec m’était insupportable.
Très
vite je me suis rendu compte de la difficulté de l’entreprise. Le
faire partir comment ? Par avion ! Pas possible avec un passeport
enfermé dans le coffre de l’ambassade. Par la route, vers le Gabon
? Je me voyais mal faire plus de mille kilomètres de piste à
travers la forêt et passer une frontière en fraude. Qui nous
conduirait ? Car dans cette hypothèse il était hors de question que
je le laisse partir seul ? Et une fois arrivé, si on y arrivait, à
Port-Gentil, je me pointais dans ma boite et je disais à mon patron
: ’’ Bonjour, j’ai quitté mon poste à Brazza il y a trois
jours. Je suis ici avec mon ami est-allemand. Il faut lui faire
prendre l’avion pour Paris, mais il n’a pas de passeport…’’
je préférais ne pas y penser.
J’en
parlais avec Detlef quand on pouvait se voir. Il me remontait le
moral. Dans sa tête, une fois sa décision prise, il était déjà
parti. Il me demandait de lui parler de Paris, des magasins où on
trouvait tout et n’importe quoi, de la vie gay, de l’appartement
où on vivrait, du travail qu’il pourrait trouver… Mais il avait
parfois du mal à cacher son angoisse, si on ne réussissait pas, et
sa tristesse, si on y arrivait, à la pensée qu’il quittait tout
sa vie, son pays, son histoire, ses amis, sa famille, sa mère
surtout qu’il ne pouvait pas prévenir et qui ne comprendrait pas.
‘’ Et puis tu sais Renaud, je partirai uniquement avec ce que
j’ai sur le dos. Si je prépare la plus petite valise, ‘’ma
‘’famille’’ s’en apercevra et me posera des questions…’’
Il
fallait trouver vite une solution. Je téléphonais à l’ambassade
de France et demandais à parler à un conseiller. ‘’Lequel ?’’
‘’Culturel’’. Il me semblait le plus à même de comprendre
mon problème. Mon histoire racontée, je lui demandais ce qu’il
pouvait faire.
‘’Rien.’’
Son visage s’était fermé. ’’Et je vous conseille d’en faire
autant. La république du Congo est un régime socialiste. Nous avons
avec elle des relations difficiles et il est hors de question qu’on
se mouille pour un gamin de vingt qui veut passer à l’Ouest pour
des convenances personnelles…. Retournez à votre travail et
oubliez tout ça. C’est le conseil, très ferme, de votre
ambassade.’’
Découragé,
mais têtu et poussé par l’urgence, et un peu le désespoir, je
tentais la même démarche auprès d’un conseiller de l’ambassade
de l’Allemagne de l’ouest. L’accueil fut beaucoup plus
chaleureux. On voyait qu’il était sensibilisé par ce genre de
situation. Et s’il avait deviné nos motivations cela n’avait pas
l’air de le choquer et il n’en parlât pas.
‘’Mais
je ne peux pas faire grand’ chose pour vous. Nous avons eu le même
problème il y a deux ans. Nous avons accueilli à l’ambassade un
réfugié d’Allemagne de l’est. On a eu toutes les difficultés à
le faire sortir du pays au bout de six mois. Et je ne pense pas que
notre ambassadeur ait envie de recommencer l’expérience…’’
J’ai
dû nettement marquer le coup.
‘’Mais
si vous voulez vraiment tenter le coup, il y a peut-être une
solution. Vous pouvez essayer de faire passer votre ami en face à
Kinshasa et de le faire conduire une fois là-bas à notre ambassade.
Ils n’ont pas le même problème que nous avec leurs congolais. Il
suffit de traverser le fleuve, Kinshasa est à deux kilomètres.
Juste en face de Brazzaville. Mais faîtes attention, les relations
sont rompues entre les deux Congo et des navires militaires
patrouillent en permanence. Si vous vous faites prendre, pour vous
c’est l’expulsion immédiate et probablement la perte de votre
travail. Ce n’est pas trop grave. Mais pour votre ami c’est une
vie difficile qui l’attendra en RDA.’’
Le
soir même, je pouvais voir Detlef pour deux petites heures. Je lui
racontais ces entretiens.
Sa
réaction fut immédiate et catégorique.
‘’Il
faut le faire, Renaud. Je suis prêt. Il faut le faire !’’
Dimanche
soir. Il est un peu plus de 22h. Je viens de déposer Detlef à un
taxi qui va le ramener dans sa ‘’famille’’. Je rentre chez
moi par la route du port, le long du fleuve. Je vois les lumières de
Kinshasa. Si proches, si lointaines. Un saut de puce ! Deux
kilomètres !! Trois fois rien !!! Le courant est fort le long de la
rive et semble tumultueux dès qu’on s’en éloigne. Voilà ! A
défaut de la solution, j’ai une solution. Il suffit de traverser.
Il ne manque plus qu’un passeur, un bateau et un point de chute de
l’autre côté.
A suivre...
mercredi 12 août 2015
L'homme ma vie - 1
Le
ciel bas et lourd pesait sur Brazzaville. L'air avait une couleur.
Une couleur de nuit en plein jour, violet sombre presque
noir. On voyait à peine Kinshasa de l'autre coté du Congo à près
d'un kilomètre de là. Le fleuve charriait, renversé, le reflet
noir des nuages. De temps en temps un flash blanc les éclairait de
l'intérieur comme en ombre chinoise. Ils prenaient alors une
profondeur inquiétante comme si ils avaient recouvert la terre
entière. Un léger grondement annonçait l'approche d' un beau ''son
et lumière'' équatorial.
C'était
un samedi après midi de mars 1975. Je traînais dans les allées du
supermarché de Brazza. J'y occupais la responsabilité de chef de
rayon ''Bazar''. Quel programme!
Ca
va péter, me dit Christian.
Christian
était un congolais d'une trentaine d'années, mon second, qui était
destiné, à terme, à occuper mon poste dans le cadre de la
''congolisation'' des cadres.
Et
ça a brusquement pété. Une lumière blanche, métallique et dans
le même moment un fracas brutal, sec, propre, net, sans bavure. J'ai
sursauté, je me suis retourné. Un deuxième éclair de feu celui-là
et silencieux pour tout autre que moi m'a frappé. Je venais de
tomber nez à nez, les yeux dans les yeux, sur lui. A un mètre de
moi. Et l'orage a éclaté!
Il
semblait aussi pétrifié que moi. Et ce fut soudain comme une
évidence, tout fut dit dans ce regard, en un instant. Tout ce que je
croyais enfoui au fond de moi, tout ce que je ne voulais pas montrer,
tout ce que je voulais taire avait volé en éclats. En un millième
de seconde il avait tout vu, tout compris. Et il savait que je le
savais. Et je savais qu'il savait que je le savais. J'essayais un
sourire douloureux, muscles tétanisés. Les jambes molles, je fis un
pas à gauche pour le laisser passer, il fit un pas à droite. Je fis
un pas à droite, il fit le même à gauche. Il sourit.
''Excusez-moi, allez-y.'' Il avait un léger accent. Ce fut comme si
le monde recommençait à tourner. Les gens se remirent à marcher.
Il me dépassa pour poursuivre ses achats, son panier à la main. Dix
secondes après, je me retournais. Je le vis se retourner aussi, un
sourire dans l’œil et sous sa petite moustache. Je restais là les
bras ballants. Christian ne s'était aperçu de rien. Ça n'avait pas
duré 10 secondes. La pluie tombait à torrent et faisait un vacarme
infernal sur le toit du supermarché. Mais on savait que cela ne
durerait pas très longtemps.
Je
voulais essayer de le suivre dans le magasin. C'est ce que j'aurais
fait quelques années plus tard. Mais là...Je préférais
m'approcher des caisses. Il allait bien finir par passer par là.
Quinze minutes après il était là. Je me reculais un peu derrière
une gondole. Je ne voulais pas qu'il me remarque le regardant. Il
devait mesurer 1,75 mètre environ. Plus fin que réellement mince.
Des cheveux châtains foncés avec des pattes fournies sur les
oreilles, des yeux, que je saurai être verts un peu plus tard,
frangés de longs cils sous d'épais sourcils, une moustache qui ne
couvrait pas la lèvre supérieure. Quand il avait souri j'avais
remarqué que son sourire remontait haut sur des dents très blanches
et assez grandes. Il avait un nez très fin, curieusement terminé
par une petite boule. Le tout dans un visage ovale ombré d'une barbe
de 2 ou 3 jours. Bref, il était magnifique puisqu'il m'avait ébloui.
Il était vêtu d'un vilain pantalon de toile et d'une chemisette
passe partout.
Une
fois ses achats payés il se dirigea vers la sortie. Il se retourna
pour me chercher du regard. Je fis un pas en avant. Il me vit, sourit
et partit en courant sous la pluie, la tête rentrée dans les
épaules vers une voiture qui l'attendait. Et tout d'un coup je me
suis senti seul comme un con.
Je
savais qu'il venait de se passer quelque chose et je ne savais pas
quoi faire. Pour la première fois j'étais touché au cœur et au
ventre. Je connaissais mes goûts, mes affinités, mes inclinations.
Mais je n'avais réglé mes problèmes ni avec le mot, ni avec la
chose. La chose? J'avais eu quelques expériences en France. La
dernière remontait à deux mois lors de mes derniers congés passés
à Paris. Mais rien de bien satisfaisant!! Quant au mot? C'était
l'innommable. Il l'était dans mon monde protégé et privilégié de
Paris, il l'était encore plus dans ce microcosme de 300 à 400
expatriés où tout se savait, tout se disait; Mais là, il venait de
se passer quelque chose de différent. Je n'étais déjà plus
indemne. Je dormis mal cette nuit. Je me retournais dans mon lit. Je
réfléchissais, incapable d'aligner deux pensées cohérentes. Je me
levais le lendemain, épuisé et pas plus avancé.
A suivre...
vendredi 7 août 2015
Le cinéma c'est aussi de la musique - Maxence
Ça
fait près de 50 ans qu'il cherche son idéal féminin, tout autant
qu'il a été l'idéal masculin de beaucoup...
Depuis
longtemps je regarde au moins une fois par an ''les demoiselles de
Rochefort'' et le plaisir est intact. Le bonheur à l’état pur.
L'émotion procurée par ce film me met quasiment en état de
lévitation. Je nage dans une atmosphère de beauté et de félicite
et pourtant j'en connais chaque image et chaque note de musique. Mais
comment résister au charme des images et des mots de Jacques Demy,
de la musique de Michel Legrand, au charme sucré de Catherine
Deneuve, un peu acidulé de Françoise Dorléac et à la divine
Danielle Darrieux lançant à l’ignoble Dutrouz (avec un z s'il
vous plait) qui a découpé en morceaux cette pauvre Lola :'' La
saaalaud !''...
Allez
Maxence compte nous ta quête...
PS.
J’espère simplement qu'à la fin Delphine monte bien dans le bon
camion...
jeudi 6 août 2015
C'est quoi ça? Ithyphallophobie
L'ithyphallophobie
est la peur de voir un (son) sexe en érection !!!
Y
en a vraiment qui sont prêts à tout pour se rendre intéressants...
Vous en connaissez beaucoup des ithyphallophobes? Moi pas. Ce serait
plutôt le contraire...
J'ai
voulu en savoir un peu plus et j'ai ouvert mon Robert historique de
la langue française. Je suis tombé sur ''ithyphalle'' qui m'a
renvoyé au mot ''phallus''
Phallus
a remplacé entre le XVIème et XVIIème siècle, les mots fallot et
phalle, formes francisées adaptées du grec et du latin. C'est un
emprunt au latin phallus qui désignait la représentation du membre
viril portée dans les fêtes de Bacchus; l'organe viril lui était
désigné au moyen de fascinum (du groupe ayant donné fasciner. Je
suis assez d'accord...), penis et pudenda ''parties honteuses'' (du
groupe de pudeur. Gamin mon confesseur m'en parlait parfois...des
parties honteuses...). Le mot latin est repris du grec phallos,
lui-même très rarement employé avec son sens le plus ancien de
''pénis en érection''; presque toujours ce terme désigne une
représentation matérielle du pénis érigé, notamment pour les
fêtes de Dionysos. Le mot est d'origine populaire et on le rapproche
d'un substantif d'origine thraco-phrygien. Vous ne voyez pas
le rapport? Eh bien tous les deux se rattachent à un groupe étendu
de mots indo-européens signifiant littéralement ''se gonfler''.
Capito ?
En
français, à partir du XVIIIème siècle, l'usage de phallus répond
pour l'essentiel aux mêmes valeurs symboliques qu'en grec et en
latin: il, je cite, ''désigne la représentation du sexe masculin en
érection et , dans le cadre conceptuel de la psychanalyse
freudienne, le pénis en tant que symbole ou objet partiel, défini
par Lacan comme le signifiant du manque constituant de la condition
structurale du désir''. Vous pouvez répéter s'i vous plait? Y a-t-il un lacanien dans la salle?? Quant à
moi je ne pourrai plus jamais regarder mon zizi du même œil !!
Je
passe sur tous les mots dérivés de phallus. Vous êtes peut-être
un phalliste, un phallaciste , un phallocrate atteint de
phallocentrisme, obsédé d'images phalliques ou collectionneur
d'objets de forme phalloïde (les amateurs de champignons
attention..)
Et
j'en arrive à donc à ithyphalle. Mot composé de ithus ''droit en
hauteur'' et de phallos.Vous y ajoutez phobie (du grec phobos:
panique, effroi, peur irraisonnée) et on se retrouve au point de
départ. Etonnant non?...
mardi 4 août 2015
Les 50 meilleurs films ''noir'' US
Les
50 meilleurs films ''noir'' US des années 40/50 ?
Tout
choix est arbitraire sans compter les oublis et omissions et le
classement n'implique pas de préférence.
Cette
vidéo est juste faite pour se souvenir et rêver.
A
la fin du ''Faucon maltais'' un policier demande à Bogart en quoi
cet oiseau est fait ? ''De l'étoffe dont les rêves sont
faits...''
Pour
poursuivre son rêve un américain a acheté dans une vente aux
enchères cette figurine de plomb de 46 kilos et 12 cms de haut pour
3,5 millions de $...
dimanche 2 août 2015
Images indélébiles - River of no return
Nous
sommes de la matière dont nos rêves sont faits.
Certaines
images sont plus indélébiles que d'autres...
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