mardi 4 juin 2019

Les rois maudits - La louve de France - 4ème partie - ch 6 - La guerre des marmites


VI 
LA GUERRE DES MARMITES 



  « Vu que Sire Édouard, autrefois roi d’Angleterre, a de sa propre volonté, et par le conseil commun et l’assentiment des prélats, comtes, barons et autres nobles, et de toute la communauté, résigné le gouvernement du royaume, et consenti et voulu que le gouvernement audit royaume passât à Sire Édouard, son fils et héritier, et que celui-ci gouverne et soit couronné roi, pour laquelle raison tous les grands ont prêté hommage, nous proclamons et publions la paix de notre dit seigneur Sire Édouard le fils et ordonnons de sa part à tous que nul ne doit enfreindre la paix de notre dit seigneur le roi, car il est et sera prêt à faire droit à tous ceux dudit royaume, envers et contre tous, tant aux hommes de peu qu’aux grands. Et si qui que ce soit réclame quoi que ce soit d’un autre, qu’il le fasse dans la légalité, sans user de la force ou autres violences. » 
  Cette proclamation fut lue le 24 janvier 1327 devant le Parlement d’Angleterre, et un conseil de régence aussitôt institué ; la reine présidait ce conseil de douze membres parmi lesquels les comtes de Kent, Norfolk et Lancastre, le maréchal sir Thomas Wake et, le plus important de tous, Roger Mortimer, baron de Wigmore. 
  Le dimanche 1 er février le couronnement d’Édouard III eut lieu à Westminster. La veille, Henry Tors-Col avait armé chevalier le jeune roi en même temps que les trois fils aînés de Roger Mortimer. Lady Jeanne Mortimer, qui avait recouvré sa liberté et ses biens, mais perdu l’amour de son époux, était présente. Elle n’osait regarder la reine, et la reine n’osait la regarder. Lady Jeanne souffrait sans répit de cette trahison des deux êtres au monde qu’elle avait le plus aimés et le mieux servis. Quinze ans de présence auprès de la reine Isabelle, de dévouement, d’intimité, de risques partagés, devaient-ils recevoir pareil paiement ? Vingt-trois ans d’union avec Mortimer, auquel elle avait donné onze enfants, devaient-ils s’achever de la sorte ? En ce grand bouleversement qui renversait les destins du royaume et amenait son époux au faîte de la puissance, Lady Jeanne, si loyale toujours, se retrouvait parmi les vaincus. Et pourtant elle pardonnait, elle s’effaçait avec dignité, parce qu’il s’agissait justement des deux êtres qu’elle avait le plus admirés, et qu’elle comprenait que ces deux êtres se fussent aimés d’un inévitable amour dès l’instant que le sort les avait rapprochés. 
  À l’issue du sacre, la foule fut autorisée à pénétrer dans l’évêché de Londres pour y assommer l’ancien chancelier Robert de Baldock. Messire Jean de Hainaut reçut dans la semaine une rente de mille marks esterlins à prendre sur le produit de l’impôt des laines et cuirs dans le port de Londres. Messire Jean de Hainaut serait volontiers resté plus longtemps à la cour d’Angleterre. Mais il avait promis de se rendre à un grand tournoi, à Condé-sur-l’Escaut, où s’étaient promis rencontre toute une foule de princes, dont le roi de Bohême. On allait jouter, parader, rencontrer belles dames qui avaient traversé l’Europe pour voir s’affronter les plus beaux chevaliers ; on allait séduire, danser, se divertir de fêtes et de scènes jouées. Messire Jean de Hainaut ne pouvait manquer cela, ni de briller, plumes sur le heaume, au milieu des lices sablées. Il accepta d’emmener une quinzaine de chevaliers anglais qui voulaient participer au tournoi. 
  En mars fut enfin signé avec la France le traité qui réglait la question d’Aquitaine, au plus grand détriment de l’Angleterre. Il était impossible à Mortimer de refuser au nom d’Édouard III les clauses qu’il avait naguère lui-même négociées pour qu’elles fussent imposées à Édouard II. On soldait ainsi l’héritage du mauvais règne. 
  De plus Mortimer s’intéressait peu à la Guyenne où il n’avait pas de possessions, et toute son attention à présent se reportait, comme avant son emprisonnement, vers le Pays de Galles et les Marches galloises. Les envoyés qui vinrent à Paris ratifier le traité virent le roi Charles IV fort triste et défait, parce que l’enfant qui était né à Jeanne d’Évreux au mois de novembre précédent, une fille alors qu’on espérait si fort un garçon, n’avait pas vécu plus de deux mois. 
  L’Angleterre, vaille que vaille, se remettait en ordre quand le vieux roi d’Ecosse, Robert Bruce, bien que déjà fort avancé en âge et de surcroît atteint de la lèpre, envoya vers le 1 er avril, douze jours avant Pâques, défier le jeune Édouard III et l’avertir qu’il allait envahir son pays. 
  La première réaction de Roger Mortimer fut de faire changer l’ex-roi Édouard II de résidence. C’était prudence. En effet, on avait besoin d’Henry de Lancastre à l’armée, avec ses bannières ; et puis Lancastre, d’après les rapports qui venaient de Kenilworth, semblait traiter avec trop de douceur son prisonnier, relâchant la surveillance et laissant à l’ancien roi quelques intelligences avec l’extérieur. Or les partisans des Despensers n’avaient pas tous été exécutés, tant s’en fallait. 
  Le comte de Warenne, plus heureux que son beau-frère le comte d’Arundel, avait pu s’échapper. Certains se terraient dans leurs manoirs ou bien dans des demeures amies, attendant que l’orage fût passé ; d’autres avaient fui le royaume. On pouvait se demander même si le défi lancé par le vieux roi d’Ecosse n’était pas de leur inspiration. 
  D’autre part, le grand enthousiasme populaire qui avait accompagné la libération commençait à décroître. De gouverner depuis six mois, Roger Mortimer était déjà moins aimé, moins adulé ; car il y avait toujours des impôts, et des gens qu’on emprisonnait parce qu’ils ne les payaient pas. Dans les cercles du pouvoir, on reprochait à Mortimer une autorité tranchante qui s’accentuait de jour en jour, et les grandes ambitions qu’il démasquait. À ses propres biens repris sur le comte d’Arundel, il avait ajouté le comté de Glamorgan ainsi que la plupart des possessions de Hugh le Jeune. Ses trois gendres – car Mortimer avait déjà trois filles mariées – le lord de Berkeley, le comte de Charlton, le comte de Warwick, étendaient sa puissance territoriale. Reprenant la charge de Grand Juge de Galles, autrefois détenue par son oncle de Chirk, ainsi que les terres de celuici, il songeait à se faire créer comte des Marches, ce qui lui eût constitué, à l’ouest du royaume, une fabuleuse principauté quasi indépendante. 
  Il avait en outre réussi à se brouiller, déjà, avec Adam Orleton. Ce dernier, dépêché en Avignon pour hâter les dispenses nécessaires au mariage du jeune roi, avait sollicité du pape l’important évêché de Worcester, vacant en ce moment-là. Mortimer s’était offensé de ce qu’Orleton ne lui eût pas demandé un agrément préalable, et avait fait opposition. Édouard II ne s’était pas comporté autrement envers le même Orleton, pour le siège de Hereford ! 
  La reine subissait forcément le même recul de popularité. Et voilà que la guerre se rallumait, la guerre d’Ecosse, une fois de plus. Rien donc n’était changé. On avait trop espéré pour n’être pas déçu. Il suffisait d’un revers des armées, d’un complot qui fit évader Édouard II, et les Écossais, alliés pour la circonstance à l’ancien parti Despenser, trouveraient là un roi tout prêt à remettre sur son trône et qui leur abandonnerait volontiers les provinces du nord en échange de sa liberté et de sa restauration. 
  Dans la nuit du 3 au 4 avril, l’ancien roi fut tiré de son sommeil et prié de s’habiller en hâte. Il vit entrer un grand cavalier dégingandé, osseux, aux longues dents jaunes, aux cheveux sombres et raides tombant sur les oreilles. 
  — Où me conduis-tu, Maltravers ? dit Édouard avec épouvante en reconnaissant ce baron qu’il avait autrefois spolié et banni, et dont la tête fleurait l’assassinat. 
  — Je te conduis, Plantagenet, en un lieu où tu seras plus en sûreté ; et pour que cette sûreté soit complète, tu ne dois pas savoir où tu vas afin que ta tête ne risque pas le confier à ta bouche. 
  Maltravers avait pour instructions de contourner les villes et de ne pas traîner en chemin. Le 5 avril, après une route faite tout entière au grand trot ou au galop, et seulement coupée d’un arrêt dans une abbaye proche de Gloucester, l’ancien roi entra au château de Berkeley pour y être remis à la garde d’un des gendres de Mortimer. 
  L’ost anglais, d’abord convoqué à Newcastle et pour l’Ascension, se réunit à la Pentecôte et dans la ville d’York. Le gouvernement du royaume avait été transporté là, et le Parlement y tint une session, tout comme au temps du roi déchu, quand l’Ecosse attaquait. Bientôt arrivèrent messire Jean de Hainaut et ses Hennuyers, qu’on n’avait pas manqué d’appeler à la rescousse. On revit donc, montés sur les gros chevaux roux et tout fiévreux encore des grands tournois de Condé-sur-l’Escaut, les sires de Ligne, d’Enghien, de Mons et de Sarre, et Guillaume de Bailleul, Perceval de Sémeries et Sance de Boussoy, et Oulfart de Ghistelles qui avaient fait triompher dans les joutes les couleurs de Hainaut, et messires Thierry de Wallecourt, Rasses de Grez, Jean Pilastre et les trois frères de Harlebeke sous les bannières du Brabant ; et encore des seigneurs de Flandre, du Cambrésis, de l’Artois, et avec eux le fils du marquis de Juliers. Jean de Hainaut n’avait eu qu’à les rassembler à Condé. 
  On passait de la guerre au tournoi et du tournoi à la guerre. Ah ! Que de plaisirs et de nobles aventures ! Des réjouissances furent données à York en l’honneur du retour des Hennuyers. Les meilleurs logements leur furent affectés ; on leur offrit fêtes et festins, avec abondance de viandes et de poulailles. Les vins de Gascogne et du Rhin coulaient à barils percés. Ce traitement fait aux étrangers irrita les archers anglais, qui étaient six bons milliers parmi lesquels nombre d’anciens soldats du feu comte d’Arundel, le décapité. 
  Un soir, une rixe, comme il en survient banalement parmi des troupes stationnées, éclata pour une partie de dés, entre quelques archers anglais et les valets d’armes d’un chevalier de Brabant. Les Anglais, qui n’attendaient que l’occasion, appellent leurs camarades à l’aide ; tous les archers se soulèvent pour mettre à mal les goujats du Continent ; les Hennuyers courent à leurs cantonnements, s’y retranchent. Leurs chefs de bannières, qui étaient à festoyer, sortent dans les rues, attirés par le bruit, et sont aussitôt assaillis par les archers d’Angleterre. Ils veulent chercher refuge dans leurs logis, mais n’y peuvent pénétrer car leurs propres hommes s’y sont barricadés. La voici sans armes ni défense, cette fleur de la noblesse de Flandre ! Mais elle est composée de solides gaillards. Messires Perceval de Sémeries, Fastres de Rues et Sance de Boussoy, s’étant saisis de lourd leviers de chêne trouvés chez un charron, s’adossent à un mur et assomment, à eux trois, une bonne soixantaine d’archers qui appartenaient à l’évêque de Lincoln ! 
  Cette petite querelle entre alliés fit un peu plus de trois cents morts. Les six mille archers, oubliant tout à fait la guerre d’Ecosse, ne songeaient qu’à exterminer les Hennuyers. Messire Jean de Hainaut, outragé, furieux, voulait rentrer chez lui, à condition encore qu’on levât le siège autour de ses cantonnements ! Enfin, après quelques pendaisons, les choses s’apaisèrent. Les dames d’Angleterre, qui avaient accompagné leurs maris à l’ost, firent mille sourires aux chevaliers de Hainaut, mille prières pour qu’ils restassent, et leurs yeux se mouillèrent. On cantonna les Hennuyers à une demi-lieue du reste de l’armée, et un mois passa de la sorte, à se regarder comme chiens et chats. Enfin on décida de se mettre en campagne. 
  Le jeune roi Édouard III, pour sa première guerre, s’avançait à la tête de huit mille armures de fer et de trente mille hommes de pied. Malheureusement, les Écossais ne se montraient pas. Ces rudes hommes faisaient la guerre sans fourgons ni convoi. Leurs troupes légères n’emportaient pour bagage qu’une pierre plate accrochée à la selle, et un petit sac de farine ; ils savaient vivre de cela pendant plusieurs jours, mouillant la farine à l’eau des ruisseaux et la faisant cuire en galettes sur la pierre chauffée au feu. 
  Les Écossais s’amusaient de l’énorme armée anglaise, prenaient le contact, escarmouchaient, se repliaient aussitôt, franchissaient et repassaient les rivières, attiraient l’adversaire dans les marais, les forêts épaisses, les défilés escarpés. On errait à l’aventure entre la Tyne et les monts Cheviot. 
  Un jour les Anglais entendent une grande rumeur dans un bois où ils progressaient. L’alarme est donnée. Chacun s’élance, la visière baissée, l’écu au col, la lance au poing, sans attendre père, frère ni compagnon, et ceci pour rencontrer, tout penaudement, une harde de cerfs qui fuyait affolée devant les bruits d’armures. 
  Le ravitaillement devenait malaisé ; le pays ne produisait rien ; des marchands acheminaient péniblement quelques denrées qu’ils vendaient dix fois leur valeur. Les montures manquaient d’avoine et de fourrage. Là-dessus, la pluie se mit à tomber, sans désemparer, pendant une grande semaine ; les panneaux de selles pourrissaient sous les cuisses, les chevaux laissaient leur ferrure dans la boue ; toute l’armée rouillait. 
  Le soir, les chevaliers usaient le tranchant de leur épée à tailler des branchages pour se construire des huttes. Et toujours les Écossais restaient insaisissables ! Le maréchal de l’ost, sir Thomas Wake, était désespéré. Le comte de Kent regrettait presque La Réole ; au moins, là-bas, le temps était beau. Henry TorsCol avait des rhumatismes dans la nuque. Mortimer s’irritait, et se lassait de courir sans cesse de l’armée à Yorkshire, où se trouvaient la reine et les services du gouvernement. 
  Le désespoir qui engendre les querelles commençait à s’installer dans les troupes ; on parlait de trahison. Un jour, tandis que les chefs de bannières discutaient très haut de ce que l’on n’avait pas fait, de ce que l’on aurait dû faire, le jeune roi Édouard III réunit quelques écuyers d’environ son âge, et promit la chevalerie ainsi qu’une terre d’un revenu de cent livres à qui découvrirait l’armée d’Ecosse. Une vingtaine de garçons, entre quatorze et dix-huit ans, se mirent à battre la campagne. Le premier qui revint se nommait Thomas de Rokesby ; tout haletant et épuisé, il s’écria : 
  — Sire Édouard, les Escots sont à quatre lieues de nous dans une montagne où ils se tiennent depuis une semaine, sans plus savoir où vous êtes que vous ne savez où ils sont ! 
  Aussitôt, le jeune Édouard fit sonner les trompes, rassembler l’armée dans une terre qu’on appelait « la lande blanche », et commanda de courir aux Écossais. Les grands tournoyeurs en étaient tout éberlués. Mais le bruit que faisait cette énorme ferraille avançant par les montagnes parvint de loin aux hommes de Robert Bruce. 
  Les chevaliers d’Angleterre et de Hainaut, arrivant sur une crête, s’apprêtaient à dévaler l’autre versant, lorsqu’ils aperçurent soudain toute l’armée écossaise, à pied et rangée en bataille, les flèches déjà encochées dans la corde des arcs. On se regarda de loin sans oser s’affronter, car le lieu était mal choisi pour lancer les chevaux ; on se regarda pendant vingt-deux jours ! Comme les Écossais ne semblaient pas vouloir bouger d’une position qui leur était si favorable, comme les chevaliers ne voulaient pas livrer combat dans un terrain où ils ne pouvaient pas se déployer, on demeura donc de part et d’autre de la crête, chaque adversaire attendant que l’autre voulût bien se déplacer. 
  On se contentait d’escarmoucher, la nuit généralement, en laissant ces petites rencontres à la piétaille. Le plus haut fait de cette étrange guerre, que se livraient un octogénaire lépreux et un roi de quinze ans, fut accompli par l’Écossais Jacques de Douglas qui, avec deux cents cavaliers de son clan, fondit par une nuit de lune sur le camp anglais, renversa ce qui lui barrait passage en criant « Douglas, Douglas ! », s’en vint couper trois cordes à la tente du roi, et tourna bride. De cette nuit-là, les chevaliers anglais dormirent dans leurs armures. Et puis un matin, avant l’aurore, on captura deux « trompeurs » de l’armée d’Ecosse, deux guetteurs qui vraiment semblaient vouloir qu’on les prît et qui, amenés devant le roi d’Angleterre, lui dirent : 
  — Sire, que cherchez-vous ici ? Nos Escots sont retournés dans les montagnes, et Sire Robert, notre roi, nous a dit de vous en avertir, et aussi qu’il ne vous combattrait plus pour cette année, à moins que vous ne le veniez poursuivre. 
  Les Anglais s’avancèrent, prudents, craignant un piège, et soudain furent devant quatre cents marmites et chaudrons de campement, pendus en ligne, et que les Écossais avaient laissés pour ne point s’alourdir ni produire de bruit dans leur retraite. Également on découvrit, formant un énorme tas, cinq mille vieux souliers de cuir avec le poil dessus ; les Écossais avaient changé de chaussures avant de partir. Il ne restait comme créatures vivantes dans ce camp que cinq prisonniers anglais, tout nus, liés à des pieux, et dont les jambes avaient été brisées à coups de bâtons. 
  Poursuivre les Écossais dans leurs montagnes, à travers ce pays difficile, hostile, où l’armée, fort fatiguée déjà aurait à mener une guerre d’embuscade pour laquelle elle n’était pas entraînée, apparaissait comme une pure folie. La campagne fut déclarée terminée ; on revint à York et l’ost fut dissous. 
  Messire Jean de Hainaut fit le compte de ses chevaux morts ou hors d’usage, et présenta un mémoire de quatorze mille livres. Le jeune roi Édouard n’avait pas autant d’argent disponible dans son Trésor, et devait aussi payer les soldes de ses propres troupes. Alors messire Jean de Hainaut, ayant grand geste comme de coutume, se porta garant auprès de ses chevaliers de toutes les sommes qui leur étaient dues par son futur neveu. 
  Au cours de l’été, Roger Mortimer, qui n’avait aucun intérêt dans le nord du royaume, bâcla un traité de paix. Édouard III renonçait à toute suzeraineté sur l’Écosse et reconnaissait Robert Bruce comme roi de ce pays, ce qu’Édouard II tout le long de son règne n’avait jamais accepté ; en outre, David Bruce, fils de Robert, épousait Jeanne d’Angleterre, seconde fille de la reine Isabelle. Était-ce bien la peine, pour un tel résultat, d’avoir déchu de ses pouvoirs l’ancien roi qui vivait reclus à Berkeley ?

Demain ‘’La louve de France’’ 4ème partie ch 7 ‘’La couronne de foin’’

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