mardi 19 mai 2020
Mes 100 films (301-400) 362 - Le Père tranquille
Noël-Noël,
Nadine Alari, José Arthur
En
Charente, pendant l'Occupation, Edouard Martin, un quinquagénaire à
la vie apparemment paisible est en réalité le chef d'un réseau de
résistants.
Tourné
dans l'immédiat après-guerre, il est normal que la Résistance soit
représentée sous l'Imagerie d'Epinal. Les résistants sont efficaces
et superbement organisés alors que les allemands et les collabos
sont montrés limite bêtes et méchants. On est encore loin de
Marcel Ophuls du "Chagrin et la Pitié". Et pourtant, le
film est une réussite. La réalisation de René Clément, qui sort
juste de ‘’La bataille du rail’’ est comme à son habitude
impeccable et le scénario bien ficelé. Entouré d'un casting
parfait, Noël-Noël, également co-scénariste et co-réalisateur du
film, joue avec une très grande sincérité et une grande
authenticité ce rôle de ce père tout sauf tranquille. Son
interprétation mérite grandement à elle seule le détour pour
regarder ce film.
lundi 18 mai 2020
Mes 100 films (301-400) 361 - Le 7ème sceau
Max
von Sidow
De
retour des croisades, un chevalier rencontre la Mort en chemin. Il
lui propose une partie d’échecs afin de retarder l’échéance
fatidique et trouver des réponses à ses questionnements sur la foi.
Entre-temps, le chevalier et son écuyer vont faire la rencontre de
plusieurs personnages intrigants, entre une famille de troubadours et
une horde de dévots fanatiques…
Une
histoire incroyable des dialogues sublimes, des décors effrayants et
sombres. Une réalisation excellente une succession de plans tous
plus phénoménaux les uns que les autres. Des acteurs possédés par
leurs personnages, une réflexion sur le sens de la vie et la mort.
Un très grand classique à voir au moins une fois...
dimanche 17 mai 2020
Mes 100 films (301-400) 360 - La maman et la putain
La
Maman et la Putain – Jean Eustache (1973)
J.P.
Léaud, F. Lebrun, B. Laffont
La
vie d'Alexandre, émaillée de bavardages, entre sa femme et sa
maîtresse.
Dernier
film emblématique de la Nouvelle vague, ce film d'écorché vif
restera le chef d'oeuvre de Jean Eustache et fait figure de référence
incontournable dans la cinéma français! Avec Pialat et Doillon,
Eustache figure parmi les plus grands cinèastes français apparus
juste après la Nouvelle Vague! Mieux que nul autre, il a su
retranscrire à l'écran l'ambiance de mai 68 dans ce film fleuve qui
fit scandale auprès d'une bonne partie du public cannois en 1973
remportant tout de même le Prix spécial du Jury! Avec un réalisme quasi documentaire, le réalisateur maudit
a réussi à y capter la sensibilité d'une époque! C'est aussi la
rencontre miraculeuse de trois comédiens exceptionnels dans un registre
naturaliste et d'un auteur qui a mis toutes ses tripes dans ce
long-métrage (Eustache s'est suicidé quelques annèes plus tard
sans avoir retrouvè une telle inspiration). Le soin apporté aux
dialogues est novateur en son genre et le monologue de Françoise
Lebrun sur l'amour, le sexe, les putes, est un fracassant moment de
cinéma à lui tout seul! L'extraordinaire composition de Jean-Pierre
Léaud, l'attitude insolente et sensuelle de Bernadette Lafont, la
voix languissante de Françoise Lebrun ajoutent au mythe «
eustachien » où la caméra scrute ces trois personnages livrés à
une tension chavirée, entre leurs moments de complicité, leurs
abandons et leurs révoltes! Une oeuvre marquante de poésie et de
désinvolture, un émerveillement de tous les instants, une date
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