vendredi 23 mars 2018

Mes 100 films - 100 bandes annonce - 63 - Vera Cruz


Vera Cruz (1954) Robert Aldrich

Burt Lancaster, Gary Cooper

Vera Cruz chef d’oeuvre de R. Aldrich possède cette

dimension de pessimisme jovial, d'humour et de vitalité

dévastatrice marque de fabrique du cinéaste. Ici, tout le

monde trompe tout le monde, ou du moins s'y emploie, et

devant la ruse, la cupidité, l’égoïsme omniprésent de

chaque personnage, rien ne résiste : ni l’amitié, ni l’amour,

ni la loyauté, ni r honneur. A la fin, la présence du «

gentleman » Gary Cooper (qui ne l’est en réalité que par

intermittence) permet de terminer le film sur un happy-

end d'ailleurs assez amer.

Le face à face Cooper-Lancaster tourne à l'avantage de

Lancaster et de son éclatant sourire d'ivoire.


Les Shadoks - S01 - épisodes 33/34


Les aventures d'Arsène Lupin - 813 - épisode 5

Il n’y a rien à la télé , écoutez la radio.

Arsène Lupin ‘’813’’ ép. 5

 

mercredi 21 mars 2018

Les Shadoks S01 - épisodes 31/32


Mes 100 films - 100 bandes annonce - 62 - Ludwig ou le crépuscule des dieux

Ludwig ou le crépuscule des dieux (1972) L. Visconti

H. Berger, R. Schneider, T. Howard, S. Mangano

Dernier volet de la trilogie allemande avec les Damnés et

Mort à Venise ; Ludwig est avec le Guépard la grande

fresque historique de L. Visconti, Dans tous ces films,

qu’on peut bien appeler des chefs d’oeuvre, Visconti

s’attache à montrer la fin d’un monde, la disparition d’une

société et sa décadence. Et c’est beaucoup de lui qu’il

parle ; lui le descendant d’une illustre et très

aristocratique famille italienne.

Pour faire court il y a 3 raisons de voir et revoir Ludwig.

Romy Schneider qui donne, plus de 15 ans après, un visage

de Sissi bien différent de la sirupeuse viennoiserie des

années 50. Le décalage de la maturité et la distance lasse

de Romy donnent au personnage grâce et gravité . Un

choix d’actrice éclatant et le meilleur complément

possible du maladif H. Berger.

La 2ème raison est Helmut Berger lui-même, Révélé par

Visconti dans les Damnés. Egérie homosexuelle par

excellence et accessoirement amant du cinéaste, il

trouve là le rôle de sa vie. Sous le direction du cinéaste il

est admirablement un pantin qui se démantibule sous nos

yeux, ce roi ambitieux miné par sa délicatesse

dépressive. Grâce à lui Wagner tutoie Shakespeare.

La 3ème raison est Visconti lui même. Tout dans ce film

porte sa marque du bouquet de fleurs au bouton de

guêtre. Il s’est lancé dans cette aventure insensée qui lui

a miné la santé au diapason de son personnage dont il

filme l’agonie avec un sens à la fois de beauté et de

laideur, d’horreur et de grandeur,

La fatigué accumulée durant ce tournage le dissuadera de

mener à son terme un autre projet démesuré : La

Recherche du temps perdu de M. Proust...


Les aventures d'Arsène Lupin - 813 - épisode 4

Il n’y a rien à la télé , écoutez la radio.

Arsène Lupin ‘’813’’ ép. 4


Mes 100 films - 100 bandes annonces - 62 - The Music lovers

The music lovers (1969) Ken Russell

R. Chamberlain, G. Jackson

Le meilleur film de Ken Russell ?

Une des œuvres les plus réputées, sinon la plus réputée,

du cinéaste baroque le plus barré qui soit, le british Ken

Russell . Ici c'est le compositeur russe Piotr Ilitch

Tchaïkovski qui passe à la moulinette russellienne. Si le

génie du musicien est évoqué, en particulier dans une très

percutante séquence où il joue son concerto pour piano

n°1, c'est surtout dans son homosexualité refoulée et ses

tentatives désespérées d'aller vers la "normalité" en

épousant une de ses admiratrices que Russell puise, avec

comme point d'orgue une très paroxystique scène dans le

compartiment d'un train à base d'alcool et d'impuissance

sexuelle... Ceux qui veulent du montage halluciné, du

barje inspiré, du grotesque outrancié seront comblés au-

delà de leurs espérances ; les thématiques abordées dans

le film laissent beaucoup de place pour ça et Ken Russell

en profite à fond. Richard Chamberlain, très loin des

‘’Oiseaux se cachent pour mourir’’ et d’ Alan Quatermann,

trouve ici le rôle de sa vie et Glenda Jackson, actrice

oubliée aujourd'hui, prouve un talent exceptionnel. Un

feu d'artifice cinématographique qui vaut un beau

détour.