mercredi 28 octobre 2015
mardi 27 octobre 2015
Abécédaire - F comme Foi
…
comme Foi. Au départ je voulais faire quelque chose sur le Doute.
Mais le D était déjà utilisé par le mot Désordre. Quoique le
désordre et le doute ne soient pas sans relation. Allons-y donc pour
la foi.
Je
n’ai rien contre la Foi, les croyances. Ce qui me gêne, ce sont
les actes de foi qu’on nous demande pour accéder à la Vérité.
Sois beau, belle et crois ! Un jour tu comprendras !
Et
pourtant on doute de tout. De la fidélité de son conjoint, de son
garagiste, de ce que l’on a dans son assiette, de la qualité de
l’eau, de l’air qu’on respire, des prévisions météo, des
hommes politiques et de leurs promesses, des histoires et des
serments d’amour, de la pérennité de son boulot, de la
possibilité de retrouver un job, de l’avenir de ses enfants… la
liste est longue.
Mais
dès qu’on aborde le domaine de la foi, des croyances religieuses,
plus de place pour le doute. Dieu existe ! Non ! Il y a une vie après
la mort ! Non, on retourne au néant ! Ces affirmations sont assénées
avec d’autant plus de force que ni les uns, ni les autres n’ont
le plus petit début d’un commencement de preuve et ne sont pas
près d’en avoir un ! Intégristes religieux et fanatiques athées
unissez-vous ! Ces certitudes sont à l’origine de la plupart de
nos emmerdements. S’ils doutaient un peu plus les hommes feraient
sans doute moins de conneries.
‘’Je
suis car je doute’’… Personnellement je me méfie de ceux qui
ne doutent de rien, surtout pas d’eux-mêmes !
dimanche 25 octobre 2015
samedi 24 octobre 2015
La rencontre Proust - Joyce : un rendez-vous raté
Le
18 mai 1922, les deux écrivains assistaient à un dîner mondain
donné, au Majestic, par les mécènes Sydney et Violet Schiff en
l'honneur de Stravinsky, de Diaghilev et des membres des Ballets russes,
pour fêter la première du ''Renard'' de Stravinsky.
Joyce,
qui arriva en retard, n'était pas en habit, et Proust garda son
manteau de fourrure toute la soirée.
Ce
qui se passa quand on les présenta fut rapporté plus tard par Joyce
à l'un de ses amis:
"Notre
conversation s'est résumée au mot "non". Proust m'a
demandé si je connaissais le duc d' Untel. J'ai répondu "non".
Notre hôtesse a demandé à Proust s' il avait lu telle ou telle
partie de Ulysse. Proust a répondu "non". Et ainsi de
suite."
Après
le dîner, Proust monta dans son taxi avec ses hôtes, Violet et
Sydney Schiff. Sans rien demander, Joyce se joignit à eux. Son
premier geste fut d'ouvrir la fenêtre et son second d'allumer une
cigarette, deux gestes qui pour Proust pouvaient se révéler
mortels. Pendant le trajet, Joyce observa Proust sans prononcer une
parole, tandis que celui-ci bavardait sans arrêt mais n'adressait
pas un mot à Joyce. Lorsqu'ils arrivèrent à son appartement, rue
Hamelin, Proust prit Schiff à part et le pria de demander à Mr
Joyce d'accepter que le taxi le ramène chez lui.
Ce
que fit le taxi. Les deux hommes ne devaient jamais se revoir.
Si
l' anecdote a un côté absurde, c'est parce qu'on pense à ce que
les deux écrivains auraient pu se dire. Il n'est pas rare qu'une
conversation finisse en cul-de-sac, mais il est plus surprenant et
beaucoup plus regrettable que cela se produise entre les auteurs de Ulysse et d' A la recherche du temps perdu quand ils se retrouvent
sous les lustres du Majestic.
jeudi 22 octobre 2015
mercredi 21 octobre 2015
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