lundi 1 avril 2019

Demain Racine - Phèdre


Thésée, roi d’Athènes et de Trézène, a disparu. Phèdre, son épouse, se meurt d’un mal mystérieux. Elle en avoue l’origine à sa nourrice Œnone : elle aime Hippolyte, fils de Thésée. Œnone la convainc que la mort de Thésée rend cet amour légitime. Aussi Phèdre fait-elle au jeune homme un aveu délirant de sa passion pour lui. Hippolyte, qui a été reconnu roi d’Athènes, reste indifférent à cette déclaration car il aime Aricie, fille d’un prince ennemi de Thésée. Un coup de théâtre se produit : Thésée, vivant, est de retour. Écrasée de honte, Phèdre le fuit, Hippolyte annonce son départ. Dérouté par cet étrange accueil, Thésée est envahi de soupçons. Pour sauver Phèdre, Œnone accuse Hippolyte d’entretenir une passion criminelle pour la reine. Dans sa fureur, Thésée appelle sur son fils la colère de Neptune. Phèdre, qui voulait le défendre, apprend alors qu’elle a, dans le cœur d’Hippolyte, une rivale… Tout cela finira tragiquement bien entendu…
Oublions ce qui a pu nous apparaître comme un pensum au lycée et redécouvrons, grâce aux comédiens français, le génie de Racine, la splendeur de ses vers et Phèdre, peut-être avec Lady Macbeth, le personnage le plus fort de l’histoire du théâtre.
Racine et Phèdre, décidément, ça peut pas faire de mal… A partir de demain un acte par jour...

Marc Aurèle - Pensées pour moi-même - 3

 
Ces pensées aussi puissantes et vraies qu’il y a plus de 19 siècles n’ont rien perdu de leur actualité. 
En lire une de temps en temps ça ne peut pas faire de mal...

- On n’est pas moins fautif en ne faisant pas ce qu’on doit faire qu’en faisant ce qu’on ne doit pas faire.

- Mon Dieu donnez moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse de distinguer les premières des secondes.

- Tout ce que nous entendons est une opinion et non un fait. Tout ce que nous voyons est une perspective et non la vérité.

Mes 100 films (201-300) 245 - Blow up


Blow up (1966) Michelangelo Antonioni
David Hemmings, Vanessa Redgrave

Dans un parc de Londres, un jeune photographe surprend ce qu'il croit être un couple d'amoureux. Il découvre sur la pellicule une main tenant un revolver et un corps allongé dans les buissons...

Ce film est une des oeuvres phares des années 60, témoignage unique sur le Swinging London. L'italien Antonioni parvient mieux que quiconque à traiter l'Angleterre de l'époque à travers l'histoire d'un jeune et arrogant photographe de mode (David Hemmings excelle dans le détestable). L'oeuvre aborde aussi de nombreuses questions fondamentales dans l'Art : une photo (et plus généralement un point de vue) peut-elle représenter une vérité ? La vérité n'existe-t-elle finalement pas que dans le regard de celui qui la contemple ? Chef d'oeuvre!
 

Petites et grandes histoires des chansons - 91 - My generation


Il n’y a rien à la télé, écoutez la radio

Petite histoire, petits secrets de chansons qui ont

marqué nos mémoires

Chroniques de Bertrand Dicale sur France info.

Aujourd’hui "My generation"

Blake et Mortimer - Le mystère de la grande pyramide - IV et fin




dimanche 31 mars 2019

Incipit 78 - Goncourt 1910 - De Goupil à Margot - Louis Pergaud

 
 Louis Pergaud est né en 1882 et est mort pour la France en 1815. Auteur de ‘’ De Goupil à Margot’’ Prix Goncourt en 1910 et de ‘’La guerre des boutons’’ en 1912.
De Goupil à Margot :Ces histoires animales révèlent une noirceur et un pessimisme profond.
Si les animaux sauvages peuvent s'y révéler cruels entre-eux, que dire du sadisme gratuit de l'homme et en particulier du chasseur!?
Affublé d'un grelot par un chasseur cruel, le renard Goupil va connaître un sort pitoyable. Nyctalette la taupe va quant à elle subir la brutalité du viol commis par l'un des siens. Fuseline la petite fouine doit s'amputer elle-même la patte qui la retient prisonnière d'un piège avant de livrer un dramatique combat avec un busard. Et que dire de Margot la pie, tombée entre les mains d'un homme qui, après l'avoir mise en cage, lui rognera les ailes pour l'empêcher de s'échapper et la poussera vers une mort aussi ignoble que libératrice.


''C’était un soir de printemps, un soir tiède de mars que rien ne distinguait des autres, un soir de pleine lune et de grand vent qui maintenait dans leur prison de gomme, sous la menace d’une gelée possible, les bourgeons hésitants. Ce n’était pas pour Goupil un soir comme les autres. Déjà l’heure grise qui tend ses crêpes d’ombre sur la campagne, surhaussant les cimes, approfondissant les vallons, avait fait sortir de leur demeure les bêtes des bois. Mais lui, insensible en apparence à la vie mystérieuse qui s’agitait dans cette ombre familière, terré dans le trou du rocher des Moraies où, serré de près par le chien du braconnier Lisée, il s’était venu réfugier le matin, ne se préparait point à s’y mêler comme il le faisait chaque soir. Ce n’était pourtant pas le pressentiment d’une tournée infructueuse dans la coupe prochaine au long des ramées, car Renard n’ignore pas que, les soirs de pleine lune et de grand vent, les lièvres craintifs, trompés par la clarté lunaire et apeurés du bruit des branches, ne quittent leur gîte que fort tard dans la nuit ; ce n’était pas non plus le froissement des rameaux agités par le vent, car le vieux forestier à l’oreille exercée sait fort bien discerner les bruits humains des rumeurs sylvestres. La fatigue non plus ne pouvait expliquer cette longue rêverie, cette étrange inaction, puisque tout le jour il avait reposé, d’abord allongé comme un cadavre dans la grande lassitude consécutive aux poursuites enragées dont il était l’objet, puis enroulé sur lui-même, le fin museau noir appuyé sur ses pattes de derrière pour le protéger d’un contact ennuyeux ou gênant.''

Petites et grandes histoires des chansons - 90 - Les élucubrations


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