vendredi 3 juin 2016
mercredi 1 juin 2016
lundi 30 mai 2016
dimanche 29 mai 2016
Toute la musique que j'aime
Orchestre symphonique bolivien de la jeunesse.
L'Orchestre Simón Bolívar exerce une activité sociale et solidaire dans
le cadre d'une fondation, dont le but est d'initier les enfants les
plus démunis à la pratique de la musique classique
dès l'âge de 2 ans. Chaque enfant désireux d'apprendre à jouer reçoit
un instrument, se voit affecter un tuteur et peut commencer une formation
musicale.
Voilà ce que ça donne 20 ans après...
La musique est une fête ou comment en donner le goût aux enfants...
samedi 21 mai 2016
Les panards de Camille suite ! Panard vous avez dit panard...
Panard
! Panard ! Vous avez dit panard ? Comme c’est panard !!
Ce
nom argotique ou populaire du soulier puis du pied est d’origine
obscure. Certains veulent voir dans ce mot le représentant de
dérivés dialectaux du latin pes, pedis (pied) tel que penas «
grand pied » d’où panard « qui a de grands pieds ». D’autres
y voient le dérivé de l’adjectif panard, arde qui signifiait au
18ème siècle un cheval puis par extension un animal, voire un homme
dont les pieds de devant sont tournés vers l’extérieur. Un panard
serait donc un pied plat. En provençal, Mistral l’utilise dans le
sens de boiteux. Panard boiteux. Je dis bien Panard
boiteux…
Le
sens de panard « soulier » serait une extension métonymique* du
sens premier de « pied ». Le mot partage les emplois figurés de
pied « part » puis « jouissance, bonheur » assimilé, on ne sait
pourquoi, à « la partie inférieure du corps ». D’où prendre
son panard, quel panard !
*Métonymie
: C’est la réfection savante au 17ème siècle de méthonomie
(1521) , emprunt au bas latin metonymia, calque du grec metônumia,
formé de meta et de onoma (nom) qui est représenté en français
dans de nombreux mots en –onyme ainsi que dans onomatopée.
Métonymie
signifie proprement « changement de nom », le procédé consistant
en effet à prendre un mot pour un autre auquel il est lié par un
rapport logique. Depuis les formalistes russes et spécialement
Jakobson (v.1935) il désigne toute figure par laquelle le sens est
transféré d’un signifié à un autre, lié par un rapport de
contiguïté ou de dépendance logique.
J’espère
que, sachant cela, comme moi vous vivez maintenant de manière plus
sereine !!
Les panards de camille
Dimanche 30 octobre 2014. Gare de Lyon. TGV Paris Avignon. WE de la Toussaint. Trains bondés. Il ne restait que des places en première. Mais quand on doit, on doit. Je suis donc assis plutôt confortablement du côté de la travée où il n’ y a qu’un siège. Pas de vis-à-vis. Parfait. Je peux étendre mes jambes. De l’autre côté de l’allée, quatre places, deux fois deux en face à face, encore libres. J’essaye de me concentrer sur un mauvais polar acheté à la va-vite. Quelques minutes avant le départ du train, trois géants déboulent dans la travée centrale et remontent vers moi. 1 mètre 90 mini.Des épaules de déménageurs. Un torse en V majuscule. Des hanches minces. Des jambes immenses. Des cheveux en bataille pour deux d’entre eux. Le crâne rasé pour le troisième. Tee-shirt, jean, baskets, sac de sport en bandoulière. Bref un rêve de midinettes de tous sexes ! Ils s’installent sur les sièges à ma gauche. Je reconnais immédiatement l’un des trois. Pas difficile ! Ce champion de natation multi médaillé a fait la une de tous les magazines sportifs et people. C’est le beau Camille qui a fait chavirer le cœur de toutes les jeunes filles et de quelques mecs aussi… Statut de star oblige-t-il ? Il s’installe d’office sur deux sièges. Ses copains se partagent le reste. Le train démarre. Et ça discute. Coach, entrainement, potes d’autres disciplines sportives, filles, non, nanas. Je n’écoute pas mais je tends l’oreille pour mieux entendre. Parfois mon regard quitte mon polar, sur lequel j’ai de plus en plus de mal à me concentrer, et glisse, vide et sans expression sur la vitre opposée. Glisse ? Disons qu’il balaye lentement sans s’apesantir sur les trois voyageurs, l’air de rien ou l’air de celui qui en a vu d’autres ! J’essaye bien de regarder mon nageur dans le reflet de ma vitre ; mais c’est moyen moyen because le paysage qui défile et le double vitrage qui trouble l’image.
Au bout d’une heure, ces grands enfants se mettent en place pour un petit roupillon. C’est un vrai plaisir de voir notre Camille essayer de caser son quasi double-mètre sur deux sièges SNCF, même standard 1ère classe ! Sa tête sur son sac de sport, il a croisé ses bras sur la poitrine. Ses mains sous les aisselles font ressortir les muscles de ses bras. Ses contorsions ont fait remonter un peu son tee-shirt laissant apparaître, au niveau de la taille, quelques centimètres carrés d’une peau qu’on dirait de pêche, le duvet en moins, et où il n’y a pas plus de graisse que sur un galet poli par la mer ! Ce fut plus difficile pour les jambes. Même repliées y en a trop. Rien à faire, ça dépasse ! Il a enlevé ses baskets. Il a un pied posé sur l’accoudoir et laisse l’autre s’alanguir dans l’allée. Mon coude posé sur le bras du siège je tiens mon front avec ma main, les doigts déployés en éventail devant mes yeux. Je fais semblant de lire mais j’ai totalement déconnecté de l’intrigue. Ses pieds sont là, à moins d’un mètre de moi, habillés de mini chaussettes blanches siglées d’une célèbre marque sportive. Elles laissent l’astragale découverte et font comme une deuxième peau au pied. Le talon rond et charnu, la cambrure juste ce qu’il faut, ni trop ni trop peu. Le renflement de chair sous le gros orteil et le petit coussinet sous les doigts de pied. Ces doigts je les imagine comme ceux de sa main. Longs, aux phalanges un peu marquées, aux ongles plats et larges aux cuticules parfaites. Il a le pied grec ! J’espère seulement qu’ils ne sentent pas trop le chlore !!! L’arrivée trop rapide du contrôleur va bouleverser tout ce bel agencement. J’ai définitivement abandonné mon polar. Et j’ai commencé à penser au post que j’écrirai dès mon retour. Je suis descendu à Avignon. Il a continué sur Marseille…
Cela étant, les yeux d’Elsa, d’accord. Le con d’Irène, sans doute. Les mamelles de Tirésias, pourquoi pas. Mais alors, les panards de Camille!!!
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